Lago Inferiore
2. Le Palais du ï construit par Jules Romain, vers 1530, pour le duc ■Frédéric II de Gonzague. Montesq., t. II. Mantoue, en parle longuement ainsi que De Brosses, lequel, (lettre XI), indique la négligence outrageuse de l'Empire à l'égard des toiles de Jules Romain, du Tintoret, des Carrachc et de P. Véronèse.
3. Duc de l'illustre maison de Gonzague : le dernier, Charles IV ayant pris parti pour la France dans la guerre de la succession d'Espagne, fut
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Téglise est pleine d'épitaphes où je fus m^amuser. Il y en a quelques-unes assez singulières, mais rien de bien merveilleux.
L'Eglise de Saint-André est grande et n'est pas encore finie. On prétend y avoir du sang de N.-S. Au coin de l'église, en dedans. Ton voit une cloche à terre, sans battant, qui est assez belle, soit par la grosseur et les ornemens, soit parce qu'elle est percée à jour et que, malgré cela, elle sonnerait. Il y a un assez beau bas-relief de marbre sur la porte qui représente des feuillages.
Les places sont peu régulières.
Pour aller à Vérone, nous sortîmes par le Pont des Moulins qui est couvert et qui mène à la citadelle. Ce pont est ainsi nommé parce qu'il y en a douze dessous, consacrés aux douze apôtres. Un courant du lac les fait aller. Il y avoit en garnison dans Mantoue, six mille Allemands en trois régimens ; celui de Konigsberg, blanc doublé de rouge,, celui du Prince B., blanc doublé de bleu, boutons de cuivre, et celui des ex-ducs, tous hongrois, vêtus avec des houppelandes. Le général Firmont commandoit en chef. Il avoit sous lui le général Brown\ irlandois. Nous logeâmes chez Garneure, traiteur françois, où nous fîmes assez bonne chère. Le logement n'estoit pas des plus beaux, mais c'estoit de bons languedociens. La boucherie est une des beautés que l'on montre dans cette ville ; ce qu'il y a de plus surprenant c'est que jamais il n'y entre une mouche. Je n'en imagine pas la raison. Nous dînâmes chez le général Brovs^n qui nous envoya chercher avec son carrosse, sitôt que nous fûmes arrivés. Nous fûmes à la conversation où nous vîmes d'assez jolies femmes chez M. de Gonzagues qui se nommoit Mlle de Maransane et qui estoit languedocienne. Son mari estoit frère naturel du feu duc de Mantoue -.
mis au ban de rEnijjire en 1703. Mantoue échut alors à l'Autriche qui en fit le principal point d'appui de sa domination en Italie. Elle ne devint talienne qu'en 1866.