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CHAPITRE XVIII

La campagne des environs de Gênes. — La Chartreuse. Kleptomanie. — Les cloîtres.

Les chaleurs étaient accablantes, ma curiosité s'en ressentit; je n'allai voir ni l'hôpital, ni le couvent où les jeunes personnes font des fleurs , ni aucun des établissements philanthropiques auxquels tous les étrangers rendent hommage.

Je sortais le matin pour prendre un bain et le soir pour respirer, hors de la ville , un air moins étouffant. C'est ainsi que j'arrivai jusqu'au 27 août, jour fixé pour mon départ. Je ne regrettais rien à Gênes ; je n'y voyais de l'Italie que les côtés les moins agréables. Point

de goût pour les arts, point d'inspiration, pas même de musique dans les rues; une froide activité et un soleil brûlant, et c'était tout. Les adieux de M. Fox (qui nous avait suivis pas à pas) furent les seuls qui surent m'émouvoir. Son attachement pour ma fille , aussi sincère que désintéressé , méritait peut-être d'être payé de retour ; mais l'idée d'une expatriation éternelle m'était trop pénible, et nous nous séparâmes pour ne plus jamais nous revoir.

La sortie de Gênes est encore plus belle que l'arrivée. Ses maisons de campagne se prolongent jusqu'à la première poste. Un pays riche et bien cultivé, des sites variés et pittoresques se succèdent avec rapidité. — Qu'ils sont heureux, ces gens, d'être nés dans ces belles contrées! Tout, jusqu'au bonheur, est plus facile pour les habitants d'un beau pays.

A quelques postes de Gênes, les montagnes disparaissent, on entre dans les plaines de la

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