CHAPITRE XIX
Le Dôme. — La Ccne. — T. a Scala. — La Bibliothèque Ambrosienne. — L'influence de Napoléon. — Les peintures d'Appiani au palais ducaL — Monza. — Brescia. — Vérone.
Milan est sans contredit la troisième grande ville d'Italie et la quatrième d'Europe. Elle est située dans une plaine ; aussi son aspect n'est-il point frappant comme celui de Xaples ; mais, outre qu'elle renferme des trésors pour les savants et les amateurs, elle offre encore aux voyageurs toutes les ressources que le luxe, la civilisation et une opulence générale peuvent offrir.
On croit avoir dit adieu à l'Italie en entrant
igS VOYAGE D'ITALIE.
à Gênes , et le plaisir qu'on éprouve à la ressaisir encore est d'autant plus vif qu'on est tout surpris de cette bonne chance. Les échos répètent les accords de Rossini, les nombreuses boutiques d'estampes offrent à chaque pas les images de tout ce qu'on a vu de plus beau. Ce n'est plus cette activité purement commerciale dont l'intérêt est la base, c'est encore celle du génie, et ceux qui ont habité Milan peuvent se faire une juste idée de la patrie des arts. Notre première course fut pour la cathédrale. Cet édifice unique en son genre est tout en marbre blanc. Le travail en est si riche et si fin qu'on croirait voir un modèle exécuté en ivoire.
A notre passage par Milan, on nous mena voir la fabrique nouvellement établie de M "**, qui a trouvé le secret de la peinture sur verre. Nous vîmes un tableau commandé pour le roi de Naples ; il dépassait de beaucoup en beauté les vitraux anciens, mais le prix exorbitant de