CHAPITRE IV
I4*iia>baye de ^^W^e*tintn«*ep.
Le plus beau monument de Londres est, sans contredit, TégKse de Westminster. Peu éloignée du fleuve, elle orne cette partie de la ville qui porte son nom, et qui n'a pas les mêmes franchises que la Cité. Son origine première, comme celle de tous les monuments gothiques, est enveloppée de ténèbres. Le lieu où on l'a construite s'appelait jadis rile-aux-Broussailles : il formait une petite éminence couverte de ronces* Alentour, on voyait un marécage très-étendu; l'adroite fauvette y suspendait son nid parmi les joncs, et le butor y criait dans la vase. Quand la mer était haute, la rivière inondait l'humide plage, de sorte que le monticule restait seul intact. Il méritait, comme on voit, son double titré. On aflBrme néanmoins qu'un temple s'élevait, en l'honneur d'Apollon, sur ce plateau désolé. Un tremblement de terre le renversa au profit de la légende, qui n'aime pas les événements ordinaires. A cette époque, l'an 604, Sébert, roi des Saxons de l'est, venait d'embrasser la foi chrétienne ;