X PRÉFACE
livres. J'en éprouvai une sorte d'exaltation, qui colora toute chose d'une douce et merveilleuse lumière. Revenu à Paris, la mémoire prolongea cette poétique émotion et
m'inspira ledéair de prendre la plume. Un article publié dans une revue ayant été accueilli avec une grande faveur, j'en rédigeai un second, puis un troisième, et insensiblement toute ma relation se trouva prête.
Ecrit dans des jours plus tranquilles, ce livre a le calme du temps où il est né. Il existe une foule d'excellents ouvrages qui décrivent les mœurs de l'Angleterre, son commerce, son industrie, sa marine, son active colonisation, qui donnent des renseignements sur sa politique. Pas une seule des pages suivantes ne traite de ces graves matières. GEuvre d'archéologue, de poète et d'amateur, elles ne quittent guère le monde charmant des rêves, des études historiques, et se préoccupent peu de la réalité. Pour ceux que tourmentent les cruelles agitations, les pénibles anxiétés, les douloureux souvenirs de notre époque, voici un refuge et quelques heures d'oubli.
15 Mai 1872.
P. S. Les premières éditions de ce livre portaient des titres beaucoup trop vagues : Angleterre^ Souvenirs (TAn* gleterre.