‹ Voyage d'un économiste en ItalieChapitre 12 sur 48 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

LA LUISELLA

Pangloss a raison. A la suite d’un après-midi passé dans Pompéi à réfléchir sur l’enseignement, et d’une ascension nocturne au Vésuve, pour mieux me convaincre des révolutions de la masse ignée du globe, il me revenait sans doute deux romances napolitaines, chantées par une belle voix, et je les ai entendues. Le monde n’a rien à reprendre.

En les écoutant, je me rappelais ces paroles d’un poëte anglais au lord maire de Londres : Qui n’a perdu quelque moments de sa jeunesse à faire de mauvais vers? et me redisais deux strophes qu’autrefois j’ai écrites au sujet delà musique. Car j’ai rempli toutes les conditions : mes vers étaient pitoyables. Aussi bien que sert l’orgueil, et le mot que lisent sur chaque autel de San-Carlo les grands personnages de Rome, à leur descente de carrosse, entre leurs quatre valets, n'est-il pas humililas'P Voici donc mes vers :

La sublime musique est celle d’Allemagne,

Née au souille des vents, au pied de la montagne,

1 Devise des Borromée.

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