TIVOLI
Il est en chaque chose, au reste, de remarquables singularités. Qui n’a vu ce médaillon de la cathédrale de Lyon où quelque chevalier tire, à l’antique façon, une flèche au cœur de sa fiancée ? Michel-Ange n’a-t-il pas aussi peint des sibylles à côté des prophètes sur la voûte de la chapelle Sixtine, autorisé sans doute de ce vers de l’hymne des morts :
Teste David cum Sibylla.
Et quelle joyeuse Léda se joue dans la frise de la salle du trône du Quirinal !
Mais chacun prétend aux succès littéraires depuis que le mérite de la pensée et du style se reconnaît à la longueur des livres. Je m’étais uniquement proposé de dire qu’à Tivoli la chapelle des jésuites s’élève sur les fondations de la maison d’IIorace, et que celle de Mécène y sert de forge à une compagnie anglaise, et j’ai fait un chapitre. Je le terminerai du moins, en confessant que les rochers et les eaux de l’ancien Tihur n’ont pas changé : pensée qui rappellera sans doute plus d’une péroraison ; car la prodigalité de la parole ou de la plume s’unit volontiers à la parcimonie de l’esprit.