LA PLACE
plus précieux et le plus fécond ! Enfin l’examen des siècles écoulés et la vie de quelques grands personnages auraient, il me semble, fourni des aperçus très-nouveaux pour les conclusions du journal dont je parle.
L’histoire en effet est toujours curieuse ; il s’y faut appliquer. Ainsi une partie du testament de Richelieu est consacrée à prouver qu’il ne faut point laisser trop s’enrichir les nations. Suétone, en s’en expliquant suffisamment aussi, conseillait à César de se défier du repos de ses sujets'. Voilà de bons modèles-, Y Avenir de Nice ne les suit pas assez. Et je le saurais d’autant moins excuser, qu’il lui était facile
sommes correspondantes à la perte de leur travail s’élèvent à 733,102,000 francs.
t La valeur improductive des propriétés mobilières et immobilières, affectée au service de la guerre, est de 18,783,433,305 francs, et les intérêts de la valeur de ces propriétés s’élèvent à 751 ,417,412 francs.
« Les dettes publiques, causées par la guerre, forment un total de 38,622,677,387 francs, et les intérêts de ces dettes sont de 1,748,750,355 francs. Pour certaine nation, l’intérêt de la dette publique va jusqu’à dépasser les 6/7* du revenu total de l’État.
* La dépense militaire annuelle, qui, dans les budgets officiels, est portée à un total de 2,620,524,434 francs, s’élève en réalité à un total de 5,253,794,201 francs; c’est-à-dire qu’elle dépasse les 6/7 es du chiffre de la recette totale, qui est de 6,124,593,289 francs. Pour plusieurs États, elle dépasse le chiffre des recettes du budget public. » De la guerre et des armées permanentes, par P. Larroque, ancien recteur de l’Académie de Lyon, p. 196.
1 Suétone, Orat. ad Cæsar, de rep. ordin., 41 et 43.
NICE
de paraître très-autorisé , par bien d’autres môme que Richelieu et Suétone, pour préférer les guerres aux occupations qui répandent l’aisance, ou aux études qui font connaître les droits. U n’a pas tiré de son sujet tout le parti possible.
DE NICE A NAPLES