‹ Voyage dans l'Amérique Centrale, l'île de Cuba et le YucatanChapitre 74 sur 96 · Citrus medica, L. Var. dulcis · texte numérisé non relu

Citrus medica, L. Var. dulcis

LA TIERRA TEMPLADA. 453

viennent d'une espèce de rayrtacée1. La fleur de l'arbuste ressemble à un panache bleu, composé d'innombrables étamines, qui retombent en gerbe sur le calice; le pistil, très long, persiste après la fructification.

L'ananas réussit encore à cette hauteur; mais il a déjà perdu une partie de ses qualités ; le cafier y végète vigoureusement et donne une récolte certaine ; chaque jardin en renferme quelques pieds réservés pour l'usage de la maison. A côté de ces productions tropicales, on voit jaunir le coing qui, dès le mois d'août, est en parfaite maturité.

Un sol fécond, une grande diversité dans le climat, et des productions naturelles d'une incontestable valeur, sont des avantages que la faiblesse de la population et l'absence de bonnes routes, ont paralysé jusqu'ici dans la Vera-Paz. Le commerce de la contrée ne roule guère que sur le maïs et sur quelques arrobas de vanille et de salsepareille; il faut y ajouter un petit nombre d'articles en fil d'agave, fabriqués notamment au chef-lieu. Le coton constituait jadis le principal objet d'exportation ; mais ce genre de commerce a décliné sensiblement, depuis que la culture du cotonnier s'est propagée dans les départements de l'ouest.

C'est à Coban que vient aboutir la route la plus directe qui conduise de Flores à Guatemala. Longeant la grande chaîne du Chicec, dont la masse principale court de l'est à l'ouest, elle n'oppose point, comme celle de Gahabon, d'obstacle permanent à la circulation des bêtes de somme ; mais les nombreux torrents qui la sillonnent et qui pendant les trois quarts de l'année épanchent leurs eaux dans les vallées adjacentes , expliquent l'abandon où elle est restée. Le Chicec est une région sauvage, où se réfugièrent en 1803 quelques Indiens mécontents d'une augmentation des impôts ; on évalue leur nombre à environ 500 individus. Chaque année , quand la sécheresse a, rendu les voies praticables, un alcade de Coban s'achemine vers ces lieux retirés, en rallie la population dispersée, puis

Page 1