Voyez Géologie spéciale
nans, le faîte de partage entre les deux grands versans de l’Amazone et de la Plata. Elles constituent d’abord, vers le 62.e degré, un large massif ou plateau de gneiss, d’où partent, du côté de l’ouest- nord-ouest , les collines de même nature de San-Xavier et de Guarayos , qui s’abaissent à ce dernier point et finissent par disparaître sous les alluvions modernes des plaines inondées. A l’est-sud-est du plateau central, des chaînons souvent interrompus, toujours dans la même direction, s’étendent, sous divers noms, jusqu’au 58/ degré. Ce sont : \ .° la Sierra de San-Lorenzo , entre San-Miguel et San-José, toute composée de gneiss; 2.° la Sierra de San-José , qui prend successivement à l’est les noms de Sierra de San-Lorenzo , de Sienta de Tipias et de Sierra de Santiago; et qui se compose de terrains siluriens et dévoniens; 5.° la Sierra de San- Juan ou du Sumas > rameau du plateau central, d’abord composé de gneiss , puis , au Sunsas , des mêmes terrains que la chaîne parallèle de Santiago. Ces deux dernières s’abaissent à l’est et se terminent assez loin du Rio du Paraguay.
Cet ensemble de chaînes plus ou moins élevées, dessine, comme je l’ai dit, au milieu des plaines une grande île de sept degrés de longueur, sur un degré et demi de largeur moyenne, dirigée nord -nord -ouest et sud -sudest. Latéralement à son grand diamètre, ce massif montre au nord-est une pente douce jusqu’à la plaine, où naissent les premiers afiluens du Rio du Paraguay et de l’Amazone. Au sud-ouest, la pente est plus rapide; mais elle cesse à la plaine, où coulent encore des affluens du Rio du Paraguay et de l’Amazone. 1
En considérant avec soin la géographie du centre de l’Amérique méridionale , on s’étonne de l’étendue de ces immenses plaines , bornées à l’ouest par les derniers contre-forts des Cordillères , à l’est par les montagnes basses du Brésil, qui commencent aux pampas de Buenos- Ayres et finissent à l’embouchure de l’Amazone. A peu près de même largeur, elles s’étendent en effet du sud au nord, en s’élevant peu à peu, dans les provinces de Santa-Fé, d’Entre-Rios , de Corrientes , du Paraguay et dans le grand Chaco , j usqu’au \ 9/ degré de latitude. Limitées en partie à ce parallèle par le système orographique ou Mot élevé de la province de Chiquitos, elles s’y divisent en deux grands bras. Le bras oriental suit la vallée du Rio du Paraguay, forme un détroit restreint, en contournant l’extrémité des montagnes de Chiquitos, et s’oblique ensuite au nord-ouest vers Moxos. Dans cet intervalle il donne