Voyez t. Ill, p
3. Le père de Eguiluz, p. 52, nous apprend combien ces cliâtimens étaient fréquens, et avec quelle facilité s’y prêtaient les indigènes.
4. On montre encore au château de la Favorite, près de Baden, les instrumens de supplice que s’appliquait volontairement la favorite durant la semaine sainte.
ô. Viedma, Informe , etc., p. 140, §. 496, s’exprime en ces termes à l’égard de jésuites: «Ces
du centre, et les jésuites y avaient une église magnifique remplie de sculptures , dans laquelle il ne se trouvait pas moins de mille kilogrammes d’argent1 2 en ornemens, sans compter les joyaux dont les vierges étaient couvertes. La province donnait par année environ 60,000 piastres ou 300,000 francs. Tel était l’état de Moxos, lorsque les jésuites furent en 1767 expulsés de toutes leurs possessions. Ils se retirèrent de Moxos, sur la simple injonction qui leur en fut faite par l’audience de Charcas, cent ans après leur première entrée dans cette vaste province, laissant à la place de tribus ennemies et sauvages , une population a demi-civilisée et vivant en paix.
ffff Quatrième Epoque. Depuis l’expulsion des jésuites en 1767 jusqu’à 1832.
Aussitôt après l’expulsion des jésuites, l’évêque de Santa-Cruz, Francisco Ramon de Herboso, fit, le 15 Septembre 1768, un réglement, approuvé de l’audience de Charcas, par lequel toutes les institutions des jésuites furent conservées, seulement ceux-ci devaient être remplacés par des curés, arbitres uniques du gouvernement spirituel et temporel de chaque mission. Ce réglement autorisait la liberté du commerce avec les habitans de Santa-Cruz. La province de Moxos reçut, de plus, un gouverneur espagnol choisi parmi les capitaines de la marine royale; mais celui-ci n’ayant point le droit de se mêler de l’administration des curés, il en résulta les plus grands désordres. Ces curés, sans éducation spéciale sous le rapport de l’industrie, et n’ayant aucune notion du langage, ne s’occupèrent que de leurs intérêts personnels. Us y restèrent vingt-deux ans, pendant lesquels, comme le dit Yiedma9, «les « missions devinrent le triste squelette de ce quelles avaient été. Les quinze « missions se réduisirent à onze3 * *; la plus grande partie de leurs richesses fut « pillée, transportée chez les Brésiliens, et les malheureux Indiens perdirent « le fruit de leur bonne éducation. Les vices fleurirent à l’ombre de l’oisiveté « et les arts industriels tombèrent dans l’oubli,...*
«religieux, à l’aide d’une adroite politique et d’un zèle délicat, mirent ce pays dans l’état le plus «prospère, secondés dans leurs vues par la fertilité du sol et par les ingénieux moyens qu’ils ensei- « gnèrent aux indigènes. Le plus haut degré de félicité avait été atteint dans les quinze missions « qu’ils abandonnèrent. »
t. Voyez t. III, p. 152.