MISSIONS
Vaches.
Bœufs.
Veaux.
Total.
Juments.
Chevaux
Poulins.
Total.
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Loreto. . . .
Trinidad. .
San Xavier
San-Pedro .
San-Ignacio
Santa-Ana .
Exaltación.
Reyes ....
San-Ramon.
S. Joaquin.
Magdalena
Concepcion
Carmen. . .
Totaux. .
En 1825...
Il résulte de l’état comparatif de 1823 à 1830 une augmentation immense dans la quantité de têtes de bétail , et , dès-lors , une amélioration réelle dans l’état de la province. Ces chiffres ne comprennent pourtant pas environ 10,000 têtes de bétail sauvage dans les plaines du Carmen, et autant dans les déserts voisins de la mission de Pceyes.
Les autres rameaux de l’exploitation industrielle actuellement en vigueur et rapportant à l’Etat, sont les suivans :
Le coton, avec lequel on fabrique dans chaque mission des tissus en pièces1, des ponchos, des draps de lit, des surtouts de table, des nappes, des serviettes, des bas, etc.; c’est la principale branche productive, et celle à laquelle se consacrent principalement les administrateurs et les curés. On peut toujours compter le double de produits de celui qu’indiquent les états annuels , tous les employés fraudant les revenus de l’Etat au détriment des indigènes.
1. Ces tissus sont: le lienzo, à 2 francs 50 cent, la vara; la cotonía, à 3 fr. 75 cent, la vara; le listadello, à 4 fr. 40 cent, la vara; la macana, à 4 fr. 40 cent, la vara. Les nappes sans couture, à 130 fr. pièce; les demi-nappes à 60 fr. pièce; les essuie-mains brodés, à 30 fr. pièce; les écharpes ( paños de pescueso'), à 15 fr. pièce; les ponchos, à 30 fr. pièce; les draps de lit, à 50 fr. pièce; les surtouts de table (sobre mesas), à 50 fr. pièce; les serviettes, à 3 fr. 75 cent, pièce; les robes brodées, à 35 fr. pièce; les bas, à 3 fr. 75 cent, la paire; les hamacs, à 50 fr. pièce, etc. San-Ignacio avait dans ses champs, en 1831, 24,947 pieds de coton
Moxos.
Le cacao est, après le coton, la branche de commerce qu’on exploite avec le plus de succès. Chaque mission a ses plantations ; on le met en pâte ou il est expédié en grains. En 4 850 les administrateurs en ont déclaré I 4 ,486 kilogrammes , mais on en récolte plus du double. 1
La cire, qu’on va chercher dans les forêts et qu’on raffine, comme à Chiquitos, produit beaucoup moins; on n’en a obtenu en 4 830 que 557 kilogrammes.2
Le tamarin fournit par les plantations une récolte assez abondante. On le transporte dans les montagnes, ou il est employé comme remède. En 4830 on en a récolté 749 kilogrammes. 3
La vanille est sauvage dans les bois , où les Indiens vont quelquefois la recueillir. En 4 828 on en a vendu pour le compte de l’Etat 4 kilogrammes, à 60 francs le kilogramme.
La canne à sucre n’est exploitée que pour les besoins des employés.
Le café produit dans quelques missions; on en a récolté 575 kilogrammes en 4 830. 4
On exporte les graisses données par l’abattage des bestiaux employés aux distributions annuelles; en 4 850 on en avait expédié 45,44 7 kilogrammes, à raison de 4 franc le kilogramme.
On extrait, dans les bois, diverses huiles, telles que: 4.° l’huile d’amande, tirée d’un arbre immense : on la vend 80 francs le kilogramme; 2.° l’huile appelée Aceité Maria ; 3.° l’huile de copahu, qu’on exporte à raison de 60 francs le kilogramme.
On tanne des cuirs pour les exporter; en 4830 il en était sorti 353, à 5 francs la pièce.
Quelquefois on récolte du tabac; en 4 828 on en a recueilli 200 kilogrammes, à raison de 4 franc 25 centimes.
On fabrique, de plus, beaucoup de petits ouvrages de marqueterie, dont le produit ne figure jamais dans ces états, les employés en faisant généralement des cadeaux à leurs protecteurs.
En résumé, voici par mission l’état des produits en 4 830, d’après les comptes fournis par le gouverneur au ministère des finances.
1. En pâte, on le vend 12 piastres ou 60 francs les 12 kilogrammes. En grain, il ne vaut que la moitié.
2. Épurée et blanche elle vaut 125 francs les 12 kilogrammes; jaune épurée, 60 francs les 12 kilogrammes. San-Ignacio avait en 1830, 48,636 cacaotiers.
3. On le vend 90 fr. les 12 kilogrammes. A San-Ignacio il y avait en 1831, 3456 pieds de tamarin.
4. On le vend 30 francs les 12 kilogrammes. San-Ignacio avait en 1831, 733 pieds de caféier.
Moxos.
Le tableau démontre que les travaux sont inégalement distribués, et que les produits ne sont pas toujours en rapport avec la population relative des missions. Du reste, le chiffre de ces produits pourrait être doublé, sans dépasser les revenus réels, les employés s’occupant beaucoup trop de leurs intérêts particuliers.
Le tableau suivant donnera les produits comparatifs de la province dans les années 1825, 1826, 1827, 1828, 1829 et 1850.
ANNÉES
Tissus en pièce. ^
J Nappes. :
Serviettes. I
I Essuie-mains. H
CD