Descripción synoptic a de Moxos, p
Moxos.
remplacerait les informes métiers employés à Moxos par nos machines, si propres à multiplier les ressources.
Le commerce actuel de Moxos est, comme je l’ai dit, presqu’exclusiv ement la propriété du gouvernement, puisqu’il entre à peine chaque année quelques petits marchands par Santa-Cruz et moins encore par Cochabamba; mais comme ces derniers se trouvent en rivalité complète avec les employés, et qu’ils sont astreints à des droits1 2, leur nombre est peu considérable et surtout sans importance commerciale. Comme d’après le système actuel, les employés font tous leurs efforts pour neutraliser l’entrée par Cochabamba, afin de réserver ce commerce à Santa-Cruz, celui-ci est réduit, aujourd’hui, à des échanges sur des valeurs fictives, puisque l’argent n’a pas encore de cours à Moxos. Le moyen de donner à la province l’impulsion commerciale dont elle est susceptible , serait d’augmenter son industrie de toutes les branches dont j’ai parlé , en lui ouvrant des communications avec Chiquitos, Santa-Cruz, Cochabamba, le Brésil et surtout avec l’Europe, par les affluens de l’Âmazone. Je vais jeter un coup d’œil sur le commerce et sur les moyens d’établir des relations faciles.
Dans les circonstances présentes, en vertu d’un arrêté du préfet de Santa- Cruz, destiné à prévenir la fraude, Moxos ne peut, sans de fortes amendes, communiquer avec Chiquitos. Il suffirait, pour rétablir les communications, nuiles aujourd’hui, de remonter avec des embarcations par le Rio de San- Migueï et le Rio Blanco, jusqu’auprès de San -Xavier et de Concepcion de Chiquitos. Alors le sel, qui manque à Moxos, pourrait y venir de Chiquitos, où il abonde.
Le commerce avec Santa-Cruz de la Sierra est pour ainsi dire le seul. Il se lait en remontant soit le Rio Piray jusqu’au port de Quatro-ojos, soit le Rio Grandé jusqu’à Pajlci ou BibosP, distant d’environ cent cinquante lieues de Loreto. La première rivière offre des rapides dilliciles à vaincre au temps des sécheresses et nuis au temps des pluies; la seconde, par ses détours, augmente beaucoup la distance. On transporte, comme pour Chiquitos, tous
1. Ils ont dix pour cent de droits; de plus pour le logement et la nourriture à la table commune, ils doivent payer 1 real (66 centimes) par jour; lorsqu’ils prennent des pirogues, ils donnent à chaque rameur 3 reales (1 franc 98 centimes) par jour. Toutes ces sommes se payent en marchandises sur la valeur courante admise, qui est toute de convention et de trois fois la réalité, cest-à-dire à raison de 10 fr. le pain de sel, de 20 fr. la couverture, etc.