III. r.re part. •7’Z
Santa
Crui
Santa-
Cruz.
Novemb.
del Rey1, où reprenait l’ancienne route. La pluie continuant avec force, je n’eus d’autre moyen pour dormir que d’attacher une corde entre deux arbres, d’y placer en toit mes schabraques de cuir tanné , et de creuser tout autour de moi , un petit fossé destiné à procurer l’écoulement des torrens de pluie.
J’avais repris le chemin par lequel, deux ans avant2 3 4, j’étais descendu de Samaypata à Santa-Cruz; aussi ne reviendrai-je pas sur ce sujet. En entrant dans les montagnes , j’avais atteint les dernières limites de la province de Santa-Cruz.
§. 3. Province de Valle Grande.
De la Angostura ou du débouché du Piray dans la plaine, je gagnai péniblement le pied de la fameuse Cuesta de Petaca. En la remontant, je reconnus qu’une certaine région des grès friables était assez remplie de rognons d’hydrate de fer pour offrir une branche exploitable par des forges. Il faudrait seulement faire des recherches afin de s’assurer de la puissance de cette couche ou de ce filon. Arrivé au sommet de la montagne, je m’arrêtai au lieu d’où j’avais la première fois entrevu les belles plaines de Santa-Cruz. J Plein d’espérance à cette époque, je dévorais des yeux cette mer bleuâtre, en cherchant à y découvrir par avance toutes les îichesses que je ci oyais y rencontrer; mais, en ce moment, mes impressions étaient bien différentes. C’était un dernier adieu à cette terre promise, que je ne devais plus revoir. J’avais été si bien accueilli dans cette cité des plaines, que je ne pouvais y penser sans éprouver une profonde tristesse , moins vive cependant que ma gratitude.
Après six jours d’une marche difficile, toujours mouillé par la pluie, j’arrivai, enfin , au bourg de Samaypata, dont j ai deja paile . Lors de mon premier passage, j’avais beaucoup regrette de n avoir pu visiter des antiquités qu’on me disait couvrir toute une montagne, nommée par cette raison Cerro ou Fuerte del Inca ; aussi m’occupai-je, dès mon arrivée, des moyens de faire cette course le lendemain. En effet, je me mis en route avec le corrégidor. Aous descendîmes de Samaypata dans le Rio de Laja , puis , l’abandonnant à deux kilometres , j e tournai a 1 est et passai une colline assez élevée. Je descendis de nouveau vers un lit de torrent dont les coteaux