Voyez Antiquités n.° 4, le monument qui est à gauche
2. Représentée dans la Vue n.° 4. Cieça de Leon, cap. CV , Garcilaso, Comentarios de los Incas,
élevés d’environ quatre mètres au-dessus du sol. Chacun de ces pilastres, de 1833. forme oblongue, plus large qu’épais, est pourvu d’une cannelure en creux de chaque côté et en dessus : il est planté en terre et parfaitement bien aligné avec les autres. Un seul d’entre eux est renversé. Ils servaient sans doute à
former une galerie large de onze mètres en avant d’un bâtiment dont on ne
découvre actuellement que les fondations.
A l’extrémité nord de cette façade se trouve un portique monolithe, aujourd’hui tombé et fendu en deux* 1. Ce portique, élevé de trois mètres seize centimètres, et large de quatre mètres quinze centimètres, est d’un seul bloc de roche trachytique très-dure, ou l’on a pratiqué une porte large d’un mètre et haute de deux, à pans verticaux. La face du portique qui regarde l’est2 est pourvue, au-dessus de l’entrée, d’une large bande de sculptures formée de reliefs plats, représentant au milieu3 une figure d’homme en raccourci, à la face carrée, aux joues chargées d’ornemens, dont la tête est entourée de rayons, terminés les uns par un cercle, les autres par une tête de condor. Autour de son cou pendent d’autres rayons plus petits. 11 porte sur chaque épaulé une figure aplatie, don part une espece de bandoulière qui vient s’unir à la ceinture, et sur la poitrine un animal identique à celui qu’on remarque dans le rayon médian qui surmonte sa tête, et dans l’écusson inférieur qu’il a sous les pieds. De chaque bras pend une figure, et sur une ceinture au-dessus des jambes on en remarque une ligne de six. Chaque main tient un sceptre, dont l’extrémité inférieure porte une tête de condor avec sa crête. Ce personnage est porté sur un pied , dans lequel on a sculpté des rubans terminés par des têtes de condor, au nombre de quatre au milieu et de deux de chaque côté. Latéralement an personnage on voit trois lignes parallèles d’autres figures. Les lignes supérieure et inférieure sont formées de huit figures de chaque côté, à genoux devant le personnage du milieu. Chacune de ces figures4 représente un homme de profil pourvu d’ailes, la tête couronnée, le sceptre à la main, dont les ornemens montrent
hb. Ill, cap. I, en parlent ainsi : «On voit aussi une muraille de pierres si grandes, qu’on admire « la force humaine qui a pu les transporter où elles sont, tant il est vrai qu’à une grande distance « il n’y a pas de rocher ni de carrière d’où l’on ait pu les tirer. °