III. i.repart
1833. variés. Suches et Pelechuco nourrissent les mêmes animaux que la Paz; mais, plus on descend dans les vallées chaudes, et plus ils se multiplient. Les mammifères surtout y sont très-nombreux. Une multitude de singes parcourent incessamment les forêts, offrant leur chair au chasseur indigène, ou leur pelage au commerce h Plusieurs espèces de cerfs , les uns petits , les autres très-grands 2 , peuvent procurer une chasse abondante , ainsi que le tapir 3, les pécaris ou jabalies, et une foule d’autres animaux, comme l’hayupas 4. 11 y a de plus des animaux singuliers , comme le paresseux 5 et •les fourmiliers. 6
Peu de pays sont aussi favorisés, pour la variété et la beauté du plumage de leurs oiseaux. Les montagnes s’animent de la présence du brillant coq de roche7, du céphaloptère 8, d’oiseaux - mouches , de tangaras9, de cotingas10, tous plus magnifiques les uns que les autres. Nombre de perroquets, d’aras babillards vivent dans les montagnes et dans les plaines, où se trouvent encore les couroucous 1 11 et beaucoup d’autres espèces diaprées. A coté de ceux-ci, la chasse peut fournir l’excellente chair des paujes 12 ou pavas del monte , des manacaracos ou gallinetas del monte 13 , des huangues ou des palomas torcazas. 14
Les reptiles ne sont pas communs et ne font presque jamais de mal aux habitans. Les tortues d’eau douce15, si communes sur les bords du Béni, leur donnent annuellement une immense quantité d’œufs.
Les rivières sont remplies de poissons, parmi lesquels les sábulos'6