‹ Voyage dans l'Amérique méridionale (volume 2)Chapitre 220 sur 240 · Idem, p · texte numérisé non relu

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blancs et légers, d’autant plus beaux que les rayons d’un brillant soleil leur donnaient un nouvel éclat. On se serait alors difficilement cru dans ces mers que leur calme ordinaire a fait nommer pacifiques. La vague s’engouffrait avec une telle force dans une espèce de grotte naturelle, située près du débarcadère, qu’elle y occasionnait un bruit comparable au choc le plus violent, approchant parfois du bruit d’une décharge de grosse artillerie.

Je voulus un jour faire une excursion vers les montagnes. Je gravis une pente douce de plaines couvertes de sable mouvant. Bientôt je remarquai sur le sol quelques plantes sèches, remplacées, plus haut, par des plantes vivant dans la poussière et n’ayant d’autre aliment que la faible rosée de la saison. A une lieue et demie du port, j’atteignis le lieu nommé Los olivos (les oliviers), oh j’aperçus un grand nombre de ces arbres qu’arrose un petit ruisseau, amené de loin d’un profond ravin. Ces oliviers font un singulier contraste au milieu de coteaux sans verdure. J’y rencontrai , sous une tente de toile, une famille établie là momentanément pour surveiller la récolte et la vente des olives. Témoin de son repas, je la vis se contenter, pour toute nourriture, d’un peu de maïs, bouilli dans de l’eau et d’olives confîtes.

Le fond du ravin d’où vient le ruisseau me montra, avec d’autres oliviers et des pêchers, plantés par les Espagnols, quelque végétation indigène, formée de buissons et de plantes peu diversifiées. Le paysage qui entoure Islay est assurément loin de pouvoir donner une idée satisfaisante de cette richesse proverbiale du Pérou qu’on se figure encore en Europe.

Le 7 Août, nous mimes a la voile pour nous rendre au Callao. Entourés 7 Août, d’oiseaux marins, nous voguâmes lentement, par suite des calmes, et nous n approchâmes du Callao que le 14 du même mois. De grands rochers isolés .4 Août, se montrèrent d’abord; puis file de San -Lorenzo, qu’il fallut doubler, en longeant ses côtes déchirées, tristes, desséchées et surmontées de mamelons de sable. Enfin, de l’autre côté, nous aperçûmes tout à coup les forts avec la ville du Callao et sa rade remplie d’une multitude de navires1.

Le pavillon national flottait sur des bâtiments de guerre français , anglais , américains, et beaucoup de navires de commerce s’y voyaient également.

Tout, en un mot, annonçait un grand centre de mouvement commercial. Le Philanthrope vint mouiller en rade, et resta dans le port dix-huit jours, pendant lesquels je tâchai de bien voir les environs du Callao et ceux de Lima.

Deux navires de guerre français se trouvaient alors au Callao, la frésate

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