Voyez le plan d’une mission, pi. XXV, fig
2. San-Xavier, Concepcion, Santa-Ana, San-Rafael, San-lgnacio, San-Miguel, San-José, Santiago , San-Juan et Santo-Corazon.
3. J’ai recueilli tous ces renseignemens sur les lieux, rien n’ayant été modifié depuis l’expulsion des jésuites.
1832. et rien d’extraordinaire ne se passait ou ne se faisait sans quils fussent T- appelés à en donner leur avis.
C,;:r Chaque parcialidad (section) avait, sous son juge, des employés subalternes chargés de maintenir l’ordre et de diriger le travail des Indiens. Ces officiers subalternes avaient des attributions distinctes. C étaient dans leur ordre :
Ylalguasil et le regidor : dirigeant chacun une petite partie de la section. Ils portaient pour insignes une longue baguette noire , ornée d’argent à son extrémité ;
Le capitan (capitaine), Yalferes et le sergento (sergent) portant des hallebardes, et dont les attributions étaient toutes militaires. Aux processions ils marchaient suivis de leurs flecheros ( Indiens portant des arcs et des flèches) : ils étaient chargés en temps de paix du maintien de l’ordre, de l’arrestation des malfaiteurs, et dès qu’on avait quelque chose à craindre, soit des sauvages, soit des jaguars, ils entraient en campagne sous les ordres du comandante ;
Les fiscales , au nombre de trois par section, portant un fouet, et étaient chargés de mener les Indiens au travail. L’un dirigeait les femmes mères; l’autre les jeunes hommes ou pelados ; le troisième, les jeunes femmes ou peladas f les hommes étaient seulement surveillés par les juges.
Chaque section avait de plus deux cruceros (porte-croix), dépendant directement des jésuites. Ils portaient toujours une petite croix de bois noir; c’étaient ordinairement des vieillards. Leurs fonctions consistaient à soigner les malades, à leur administrer des remèdes, à prévenir les juges que telle femme était enceinte, afin quelle fût exemptée de travail; à rendre compte aux religieux des naissances, des décès. Ils servaient d’intermédiaires directs entre le peuple et le chef spirituel, relativement aux mariages, aux confessions, etc.
Il y avait, dans chaque mission, une série de chefs indépendans des sections , placés sous la direction immédiate des religieux et ne relevant des juges que lorsqu’ils se trouvaient en dehors de leurs travaux ordinaires. Ces chefs étaient les Indiens les plus expérimentés dans les arts et l’industrie , qui chacun dans leur partie, étaient arrives a diriger les ti avaux. Ils portaient tous la canne à pomme d’argent. En voici l’ordre et les attributions :
Le maestro de capilla (maître de chapelle) et son second, le maître de