C’est une espèce du genre Furnarius
, re part.
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fle San- Miguel.
la moitié de mon chapeau de feutre. Ces jeunes grillons, de couleur noire, se tiennent dans les toits, et comme les sauterelles des provinces du Paraguay et de Corrientes, dévastent les champs, ceux-ci rongent, dans les maisons, tout ce qui est en laine. Je n’avais jusqu’alors ajouté que peu de foi au récit fait par Domingo Irala à Nuñez Cabeza de Baca, lorsque, peignant les pays des Chiquitos découverts par lui en I5421, il parle des précautions que prennent les indigènes pour préserver leurs vêtemens de ces insectes; mais cette cruelle nuit m’en fit reconnaître à mes dépens la
justesse.
Le matin est un moment délicieux sous la zone torride. Quand s’évanouit aux premiers rayons du soleil l’épais brouillard dont la nature est voilée, on jouit avec bonheur de la fraîcheur de l’atmosphère, on respire avec volupté le parfum que répandent, de toutes parts, les fleurs nouvellement épanouies ou les feuilles qui se développent sous la double influence de la chaleur et de l’humidité. Les oiseaux chantent alors le retour du jour, en parcourant le feuillage, en courtisant ces fleurs dont la diversité de teinte offre les plus brillans contrastes. Ici des touffes de la pourpre la plus vive ou de l’or le plus pur ; là des acacias à l’odeur de vanille ou la pudique sensitive aux petits panaches rosés. Tout eût été merveilles pour un voyageur d’un jour. J’avais souvent contemplé les beautés de la nature vierge, et je leur trouvais toujours les mêmes charmes. Au milieu de la journée, au fond de la rivière bordée de hautes murailles formées d’arbres séculaires, une chaleur étouffante n’est modifiée par aucun souffle de vent. Le voyageur alors regrette la matinée passée , en attendant impatiemment la fraîcheur du soir.
La campagne est entièrement plane, unie, couverte d’un terreau noirâtre, le meilleur pour l’agriculture, et néanmoins jusqu à présent sans usage. Le second jour, je rencontrai, sur la rive droite de la rivière, une petite colline Janv. de grès ancien, et la plaine boisée reparut; le quatrième la rive gauche m’offrit une trace humaine; je voulus m’y arrêter. Je descendis à terre, et, suivant un léger sentier dans la forêt, je rencontrai, à près dune lieue, la maison d’un Guarayo sauvage. A mon approche les habitans s enfuirent, mais , leur ayant parlé dans leur langue ( en guarani) , ils se rassurèrent et m’offrirent tout ce qu’ils possédaient. J’appris d’eux qu’ils avaient été souvent pillés par les Indiens moxos, et je pris mes mesures pour retenir les rameurs