‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 187 sur 233 · CI · texte numérisé non relu

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différent; le dernier tour ayant les £ et non pas les de l’ensemble; 2.° les tours

(69) de spire apparents dans l’'ombilic, sur environ la moitié de leur largeur et non pas seulement au tiers; 3.° les tubercules ronds, au lieu d’être en côtes; 4.° ces mêmes tubercules non prolongés en côtes dans l’ombilic, mais ronds et s’arrêtant nettement au pourtour de la saillie ombilicale, sans se prolonger en dedans; 5.° les côtes des intervalles des tubercules. Ces derniers caractères surtout très-saillans, ne laissent aucun doute sur la distinction spécifique.

En résumé, V4. Boussingaulti se rapproche plus de V4 Astierianus des terrains néocomiens, que de toutes les autres; ce rapport acquiert d'autant plus de valeur, que je trouverai les mêmes résultats pour l4runonites Dumasianus , d’'Orb. On pourrait done supposer qu’elle appartenait à l’étage néocomien des terrains crétacés.

Localité. Cette belle espèce a été découverte par M. Boussingault, près de Santa-Fe de Bogota, dans une couche noirâtre demi-argileuse, formée d’un calcaire marneux très-lourd.

Explication des figures. PI. 1, fig. 1. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 2. Le même, vu du côté de la bouche.

N° 49. AMMONITES DUMASIANUS, d'Orb.

PI. Il, fig. {, 2.

A. test discoidedä, transversim costatd; costis externé incrassatis, inæqualibus, longioribus et paulo brevioribus, alternantibus ; dorso rotundato ; anfractibus subin-

volutis, ultimo =>; umbilico angustalo; aperturd compressd, anticè rotundatä ;

seplis ?

Dimensions : Diamètre, 115 millim.; épaisseur, 34 mill.; largeur du dernier tour, 61/ millim.

Coquille discoïdale, comprimée dans son ensemble, ornée en travers, par tour, de vingi-neuf à trente côtes rayonnantes droites, dont les unes commencent à se montrer à quelque distance du pourtour de l’ombilic, vont ensuite, en rayonnant et s’élevant, de plus en plus, vers le dos, où, en passant de côté, elles deviennent très-larges, un peu carrées. Entre chacune de ces côtes il en naît une autre, vers le milieu de la largeur de chaque tour, et celle-ci acquiert, sur le dos, la même largeur que les autres. Dos arrondi, convexe. Spire embrassante, composée de tours comprimés, plus convexes vers la moitié de leur largeur; puis s’abaissant en pente égale vers l’ombilic, qui est très-étroit , et ne laisse pas apercevoir les tours de spire. Le dernier tour enveloppe tous les autres et a les cinquante-cinq centièmes du diamètre entier. Bouche comprimée, arrondie en avant, profondément échancrée en arrière, par le retour de la spire. Cloisons. Je n'ai pu les apercevoir assez pour les dessiner ou les décrire.

Rapports et différences. Cette ammonite, des plus remarquable, ne ressemble à aucune des espèces connues en Europe. Ses larges côtes la rapprochent de l4rmonites Mantelli, Sowerby, mais elle s’en distingue immédiatement par ses tours embrassans.

Ce dernier caractère, que je ne retrouve que chez les ammonites du groupe des

Paléontologie.

Paléon- HerErOPuyLLI, n’accompagne ordinairement que de petites côtes ou des stries, comme

tologie.

on peut le voir dans les 4. hketerophyllus, velledæ, semi-sulcatus, semi-striatus, ete. La seule espèce pourvue de tours embrassans qu’on puisse lui comparer est l4. infundibulum, d’'Orb., de l'étage néocomien inférieur du bassin crétacé provençal : en effet, cette espèce est également pourvue de côtes assez grosses, inégales, dont l’une est plus longue que lPautre; elle a également un ombilic étroit et un espace lisse autour; ses tours sont aussi embrassans. Voilà, sans aucun doute, beaucoup de traits de conformité; pourtant les deux espèces sont bien différentes. L’Anmonites Dumasianus se distingue de l’Ammonites infundibulum : 1 par sa forme plus comprimée; 2.° par ses côtes du double plus larges et plus saillantes; 3.° par son espace lisse du pourtour de l’ombilic occupant seulement le cinquième, au lieu du tiers, de la largeur du tour; 4.° par ses côtes intermédiaires, partant de la moitié de la largeur des tours et non pas du quart externe. Toutes ces différences prouvent évidemment que ce sont deux espèces distinctes, quoique très-rapprochées. En résumé, l'espèce d’ammonite qui, par sa forme générale et même par ses ornemens extérieurs, se rapproche le plus de l’4mmonites Dumasianus , est l’Ammonites infundibulum, d’Orb., que j'ai recueillie aux environs de Barème (Basses- Alpes), au sein des couches inférieures du terrain néocomien. Si l’on attache à ce rapprochement de forme une valeur de contemporanéité, on pourrait croire que l’4mmonites Dumasianus doit, en Amérique, se trouver dans l'étage néocomien; opinion que d’autres faits viendront peut-être confirmer.

Localité. M. Boussingault a recueilli cette admirable espèce entre Sube et San-Gil, province de Socorro, au sein d’un calcaire noirâtre très-dur.

Elle est dans un calcaire noir, très-compacte, fétide, renfermant un grand nombre de débris organiques, entr'autres les Anmonites galeatus, ete.

Explication des figures. PL. IE, fig. 1. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 2. Le même, vu du côté de la bouche.

N°50. AMMONITES SANTAFECINUS, d'Orb.

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