Paléontologie française, PI. CXIE, fig
Paléon- pourvue, entre chacun de ces points d'arrêt, de saillies placées au pourtour de l’om-
tologie.
bilic. Néanmoins elle diffère spécifiquement de V4. Royerianus par sa forme plus comprimée, par un seul sillon et non pas deux, par une côte intermédiaire, au lieu d’un tubercule, par sa bouche semi-lunaire, sans pointes latérales; enfin, par un lobe de plus de chaque côté.
En résumé, l’Ammonites alternatus me paraît être plus voisine d’une espèce appartenant aux terrains néocomiens, et ses rapports se retrouvant pour toutes les autres espèces, Je dois supposer qu’elle provient de couches appartenant à cet étage des terrains crétacés du midi de la France, si bien partagés en ammouites.
Localité. Nous avons recennu cette espèce sur la roche contenant l’4nmonites colombianus, et recueillie par M. Boussingault dans la vallée de San-Juan, près de Santa- Ibague, province de Santa-Fe de Bogota.
Explication des figures. PI. T, fig. 5. Individu entier de grandeur naturelle.
Fig. 6. Le même, vu du côté de la bouche.
N° 52. AMMONITES PLANIDORSATUS, d'Orb.
PI. [, fig. 6-9.
A. testd inflatä, transversim costatd : costis elevatis ad dorsum tuberculatis, interrupuis.
Je ne possède qu’un fragment de cette espèce, qui avait appartenu à une grosse ammonite. Il est trop informe pour me permettre de la reconstruire; mais il suffit pour me prouver que Cest une forme nouvelle et tout à fait différente de celles que je connais. Elle était ornée de larges côtes peu élevées, obtuses, terminées, de chaque côté du dos, par un tubercule obtus. Entre les deux tubercules, qui sont pairs, le milieu du dos est lisse et aplati. C’est tout ce que je sais de ses formes, et j'ignore absolument quel en était le recouvrement dans l’enroulement spiral. Sa bouche paraît avoir élé tronquée en avant, élargie sur les côtés. Un reste de cloison m'apprend qu’elle avait les cloisons symétriques, formées d’un lobe dorsal plus étroit que le lobe latéral-supérieur. La selle dorsale, d’un tiers plus large que le lobe latéralsupérieur, était inégalement partagée par un lobe accessoire, la partie interne bien plus large que l'autre et divisée en trois branches très-ramifiées. C’est tout ce que m'ont offert les caractères internes.
Rapports et différences. Après avoir comparé ce fragment avec toutes les espèces d’ammonites des terrains jurassiques, Je n’ai trouvé aucune analogie. J'ai été plus heureux pour les ammonites des terrains crétacés, en reconnaissant que le fragment peut être rapproché des Ammonites Milletianus', du gault, et Sinuosus?, du terrain
néocomien. En effet, comme dans ces deux espèces, son dos est dépourvu de côtes