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Ibidem, pl. LX, fig

(73) sur la ligne médiane, tout en se distinguant de la première par le tubercule des côtes du dos, et de la seconde, par son manque de canal sur le dos. Pourtant, je crois l'espèce beaucoup plus rapprochée de la seconde par ses côtes égales.

En résumé, ce serait encore parmi les ammonites des terrains crétacés que cette espèce trouverait plus d’analogie de forme et d’ornemens extérieurs; ce qui coïncide parfaitement avec mes observations précédentes.

Localité. M. Boussingault à recueilli cette espèce entre Tina et Tocayma, province de Santa-Fe de Bogota, dans un calcaire jaunätre, entièrement formé de coquilles à l'état d'empreintes.

Explication des figures. PL XVI, fig. 6. Un morceau vu du côté.

Fig. 7. Le même, vu sur le dos.

Fig. 8. Le même, vu sur une cloison aérienne.

Fig. 9. Une partie de la selle dorsale, de grandeur naturelle.

N° 53. AMMONITES GALEATUS, de Buch.

PI. XVII, fig. 3-7.

Ammonites galeatus, de Buch, 1839. Pétrifications recueillies par M. de Humboidt, pl. 2, fig. 20; 4mmonites Tocaymensis, Lea, 1840. Notice of the ool. form, Trans. Am. Phil. soc., vol. VII, pl. VIT, fig. 2.

A. testé compressd, costis latis, complanatis, simplicibus vel bifurcatis ornatd , ad dorsum bicarinatä; umbilico angustato; anfractibus compressis, subinvolutis :

ultimo 7. Umbilico angustato; aperturä compressdä, anticè sinuatd ; seplis late-

raliter 5-lobatis.

Dimensions : Diamètre, 82 mill.; épaisseur, 26 mill.; largeur du dernier tour, 46 mill.

Coquille comprimée dans son ensemble, ornée, en travers, par tour (sur l'individu dont le diamètre est mesuré ci-dessus) de seize à dix-sept côtes, qui partent à peu de distance du pourtour de l’ombilic, et vont, en s’élargissant et s’infléchissant, en avant, jusqu’au pourtour, où chacune vient former un large feston saillant. Quelquefois ces côtes se bifurquent au üers interne de la largeur. Lorsque le test existe, on remarque des stries d’accroissement dans la direction des côtes. Lorsque ce test manque, les côtes montrent un indice de pli transverse parallèle au feston, et à peu de distance en dedans; on y remarque encore des espèces de petites saillies, qui paraissent se diriger obliquement d’une côte à l’autre, dans leur intervalle. Dos concave et lisse au milieu, entre deux saillies formées par les côtes; ces saillies y représentant, de chaque côté, des tubercules comprimés pairs. Spire embrassante, composée de tours comprimés, plus convexes vers la moitié de leur largeur, et de là s’abaissant vers l'ombilie, qui est très-étroit. Le dernier tour a les cinquante-sept centièmes du diamètre entier, et enveloppe tous les autres. Bouche comprimée, tronquée et échancrée au milieu, en avant, entre les deux saillies des festons. Cloisons symétriques, divisées en cinq lobes, formés de parties impaires. Lobe dorsal plus court et moins large que le lobe latéral-supérieur,

TITI, Paléontologie. 10

Paléontologie.

Paléon- orné, de chaque côté, de trois branches peu digitées, dont l’inférieure est la plus

tologie.

grande. Selle dorsale d’un tiers plus large que le lobe latéral-supérieur. Elle est divisée en deux parties presqu'égales par un lobe accessoire, chaque partie pourvue de quatre saillies. Lobe latéral-supérieur orné, de chaque côté, de trois branches coniques peu digitées, et d’une septième branche terminale. Selle latérale aussi large que le lobe latéral-supérieur , irrégulièrement divisée en trois feuilles laciniées. Lobe latéral-inférieur orné seulement de cinq branches peu divisées, dont une terminale. Première selle auxiliaire , formée de parties paires, et aussi large que le lobe latéral-inférieur. Premier lobe auxiliaire peu différent et beaucoup plus petit que le lobe latéral-inférieur. Il en est de même des deux autres lobes, qui deviennent de plus en plus petits. Les deux dernières selles ont chacune trois festons; elles sont plus larges que les lobes qui les séparent.

Observations. J'ai décrit cette ammonite dans le plus grand diamètre qui me soit connu; mais elle est loin d’avoir toujours les mêmes ornemens extérieurs. Elle commence, sans doute, par être lisse et par avoir le dos rond, comme je l’ai observé sur un grand nombre d'espèces; néanmoins je n'ai pu vérifier ce fait. J’ai reconnu seulement qu'au diamètre de 25 millimètres elle est lisse sur les côtés, et qu’elle a le dos marqué d'innombrables petits plis. De cette taille jusqu’au diamètre de 36 millimètres, les côtes s’allongent de plus en plus, vers l’intérieur, en partant des plis du dos, et arrivent déjà plus d'à moitié au diamètre indiqué. Un individu m'a montré, pour un tour, plus de quarante-deux festons sur le dos, c’est-à-dire beaucoup plus du double que chez l'individu de 82 millimètres de diamètre. Les côtes paraissent aussi plus fréquemmeut bifurquées. Ce qui précède montre que cette espèce varie on ne peut plus suivant l'age, pour les ornemens extérieurs , surtout pour le nombre des côtes. Les différens individus sont aussi relativement plus ou moins épais.

Rapports et différences. M. Léopold de Buch a comparé l’4mmonites galeatus à V Ammonites canteriatus de M. Brongniart, que j'ai réunie’ à l’Anmonites interruptus?.de Bruguières, plus anciennement décrite. Cette espèce, en effet, s’en rapproche par ses côtes interrompues sur le dos; mais elle en diffère, comme l’a reconnu M. de Buch, par ses tours embrassans, ayant les cinquante-sept centièmes du diamètre entier, au lieu des quarante centièmes ; par son ombilic étroit, et par ses tubercules du dos pairs et non pas impairs. J'ai également reconnu qu’elle se rapproche, au même degré, de’ l’Ammonites Guersanti, d'Orb., du gault inférieur, tout en s’en distinguant par des caractères semblables à ceux de l’Ammonites interruptus. Plus voisine encore, par les tubercules pairs, de l’4mmonites Dufrenoyi4, d’'Orb., du terrain néocomien, ses tours

Î. Paléontologie française, terrains crétacés, t 7, p. 246.

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