Paléontologie francaise, pl. XXXILF, fig
embrassans l'en éloignent autant que des espèces auxquelles nous venons de la com- paléonparer. Si je cherche parmi les ammonites à tours embrassans, des formes plus voisines Wie
à tous égards, je les trouverai seulement dans les 4rmonites compressissinus , 'Orb.?, et Didayanus, d'Orb.?, du terrain néocomien de Provence. Les rapports sont si évidens, que le jeune de l’Anmonites galeatus diffère à peine, par ses festons plus rapprochés, de l’Ammonites compressissimus; pour tout le reste, même ombilic étroit, même forme comprimée, même dos carré et pourvu de festons pairs. D'un autre côté, sur une plus petite échelle, on remarque les plus grands rapports entre les côtes de l’Anmonites Didayanus et celles de l'Ammonites galeatus adulte, par leur inflexion en avant, par leur bifurcation.
En résumé, parmi les nombreuses espèces d’ammonites des terrains jurassiques , aucune ne se rapproche de l’4mmonites galeatus. Les formes les plus analogues sont toutes de la formation crétacée; et, comme on en peut juger par ce que je viens de dire, les espèces les plus voisines sont de l'étage néocomien. Ces mêmes rapports s'étant déjà montrés pour les 4nmonites Dumasianus et Boussingaultit, acquièrent d’autant plus de valeur, et peuvent donner la certitude que ces espèces vivaient dans les mers de l’époque néocomienne.
L’Ammonites galeatus apparüent d’ailleurs au groupe des Purcneitt, spécial aux terrains Crélacés.
Histoire. Vécrite et figurée dès 1839, sous le nom de Galeatus, par M. de Buch, cette espèce reçut de M. Lea, l’année suivante, celui de 7ocaymensis, qu’on doit renvoyer à la synonymie.
Localité. M. Boussingault a recueilli cette espèce entre Sube et San-Gil, province de Socorro, au sein d’un calcaire noir très-compacte, qui paraît se composer entièrement d'individus de cette ammonite, les uns pourvus de leur test, les autres à l’état de moule. M. Gibbon l’a recueillie à Tocayma.
Explication des figures. PI. XVIT, fig. 3. Individu de grandeur naturelle, ayant son test sur la partie antérieure.
Fig. 4. Le même, vu du côté de la bouche, avec le dessus d’une cloison aérienne.
Fig. 5. Cloison du mème, grossie du double, Dessinée par moi.
Fig. 6. Jeune individu, avec les côtes serrées.
Fig. 7. Le même, vu du côté de la bouche.
N.° 54. AMMONITES ALEXANDRINUS, d’Orb.
PI. XVII, fig. 8-11.
A. testd transversim costatd : costis flexuosis, alternantibus , und long , interme-
disque 1-brevibus ; dorso lato, subquadrato , ultimo anfractu 5; aperturd sub-
quadratä , antice obtust.
1. Paléontologie française, pl. EXT, fig. 4, 5. 2. Ibidem, pl. CVIH, fig. 4, à.
Paléontologie.
Dimensions : Diamètre, 57/, mill.; épaisseur, 18 / mill.; Largeur du dernier tour, 22} mill.
Coquille comprimée dans son ensemble, obtuse au pourtour, ornée en travers, par tour, de 39 côtes larges, saillantes, très-flexueuses, obliques en avant, dont la moitié part du pourtour de l’ombilic et se continue jusqu’à l’autre côté, en passant sur le dos, tandis que l’autre moitié alterne régulièrement avec la première, mais ne part que du tiers interne de la largeur de chaque tour. Ces côtes sont plus larges sur le dos que partout ailleurs. Cette partie est très-obtuse. Sprre formée de tours un peu carrés, très-lésèrement comprimés, apparens dans l’ombilic sur environ la moitié de leur largeur; le dernier tour a les trente-neuf centièmes du diamètre entier. Bouche un peu plus haute que large, presque carrée. Cloisons inconnues.
Observations, La description que je viens de donner est celle d’un individu adulte. J’ai été assez heureux pour en détacher un jeune échantillon de sa gangue, et j'ai reconnu que très-jeune (au diamètre de 9 millimètres) cette espèce, avec les mêmes proportions, est pourvue seulement de quelques côtes droites sur les côtés, tandis que le dos est lisse: ce n’est que vers le diamètre de {4 millimètres que les côtes s’infléchissent en avant, et, alors, passent sur le dos, d’un côté à l’autre. Ce changement de forme est, du reste, en rapport parfait avec ce que j'ai dit ailleurs! des changemens que subissent les ornemens des ammonites, suivant les différentes périodes d’accroissement.
Rapports et différences. Au premier aperçu, cette espèce paraît se rapprocher beaucoup des espèces du groupe des Pranuzari de M. de Buch, et en particulier de l'4mmoniles communis des terrains jurassiques; mais, en la comparant, on reconnaît facilement qu'elle s’en distingue, ainsi que des autres espèces du groupe, par ses côtes infléchies en avant, et par l'addition des côtes intermédiaires, qui partent du tiers interne des tours, au lieu de partir du tiers externe. Si je cherche des rapprochemens parmi les ammoniles des terrains crétacés, je serai plus heureux. Le groupe des Ancuzicosrari offre, en effet, des formes très-voisines chez les 4mimonites Milletianus? et Deshayest, la première du gault, la seconde des couches supérieures du terrain néocomien. Chez l’Ammonites Milletianus, mèmes côtes alternes, les unes longues, les autres courtes; mêmes tours un peu carrés; pourtant l’Ammonites Alexandrinus en diffère par ses côtes infléchies et non pas droites, par son dos moins carré. Chez l’4mmonites Deshayesi, les rapports sont encore plus immédiats, dans l’âge adulte comme dans le jeune âge, puisque je trouve mêmes côtes alternes, mêmes tours carrés, et jusqu'aux côtes flexueuses. Malgré ces rapports, d’ailleurs des plus remarquables, l'Anmonites Alexandrinus diffère de V 4mmonites Deshayest, 1° par son dernier tour de trente-neuf centièmes, au lieu de quarante-six centièmes; 2.° par ses tours plus épais et plus carrés; 3.° par la naissance des
{. Paléontologie française, terrains crétacés, t. L®, p. 376. 2. Ibidem, pl. LXXVII.