‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 22 sur 233 · Voyez partie paléontologique, pl. VIT, fig. 4 à · texte numérisé non relu

Voyez partie paléontologique, pl. VIT, fig. 4 à

( 60 ) Géologie. identiques à celles que j'avais recueillies à la Bajada, province d’Entre-Rios, également 7 au-dessus des bancs d’huîtres’. En effet, je recueillis, en espèces identiques, les Ostrea Alvarezü, Orb.; Venus Munsteri, d'Orb., et 4rca Bonplandiana, d’Orb., et aucune espèce distincte. Cette identité me fit d'autant plus de plaisir, qu'indépendamment de ce qu’elle me garantissait l’existence d’une disposition générale analogue dans les couches, elle me donnait la certitude de la contemporanéité d'époque.

Si, maintenant, je compare l’ensemble des falaises, depuis la Barranca del norte jusqu'à l’Ensenada del agua de los loros, je trouverai que les couches sont presqu’horizontales dans une longueur d'environ trente-trois lieues, puisqu'on rencontre, sur la ligne des marées, les mêmes couches à découvert; seulement les supérieures se relèvent à l’ouest. D'un autre côté, elles augmentent de puissance, à mesure qu’on s’avance de l'est à l’ouest.

Pour ne pas interrompre la suite de mes observations sur le littoral, j'ai passé devant l'embouchure du Rio Negro, sans parler des falaises qui bordent la rive gauche de cette rivière, Maintenant je vais, au contraire, remonter le Rio Negro. Sa rive droite, depuis son embouchure jusqu’à la première Angostura, c’est-à-dire l’espace d'environ trente-cinq lieues, est, sur trois lieues de largeur, formée de terrains d’alluvion; et les anciennes falaises sont, au-delà de ces alluvions, couvertes de végétation, ce qui en rend létude impossible. Heureusement qu'il n’en est pas ainsi des falaises de la rive gauche. Jai dit? que, des Barrancas del norte, les falaises se dirigent à l’ouest jusqu’à trois lieues au-dessus de l'embouchure du Rio Negro, où elles viennent former la berge du fleuve. De ce point jusqu’à une grande distance dans l’intérieur, les falaises sont tantôt taillées à pic par les eaux, tantôt éloignées de quelques centaines de mètres de la rivière, et alors couvertes de végétation. On ne peut donc les suivre que par intervalles; pourtant j'en ai vu assez de parties pour me convaincre de l'identité des couches déjà décrites sur le littoral; mais je pourrais croire que ces couches se relèvent un peu plus que la pente des eaux du Rio Negro pour les plus inférieures, tandis qu’elles se dénudent près de la rivière, et ne laissent pas de falaises de plus de trente à quarante mètres de hauteur. Je vais passer en revue toutes les couches que j'y ai pu suivre.

Le grès marin, lorsque le Rio Negro est peu enflé, se montre à découvert à trois lieues au-dessus du Carmen, c’est-à-dire à dix lieues au-dessus de l'embouchure. Il se compose, pour les couches inférieures, de grès rougeàtres ferrugineux, très-friables. Il ne contient pas de fossiles. Au-dessus, dans ses parties moyennes, je rencontrai l'Ostrea Ferrarist, alors un peu roulée, au sein du grès rougeàtre; mais, dans les couches supérieures, le grès, avec les mêmes fossiles, non dans leur position naturelle, prend , comme à la Barranca del sur, une teinte verdâtre, qui se continue jusqu'aux parties supérieures.

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