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Le grès à dendrites se remarque surtout près des 7res cerros (les trois collines), à Géologie.

quelques lieues au-dessous du Rio Negro; il est alors moins dur.

Le calcaire à dendrites, avec ses deux séries de couches rosée et blanche, s'aperçoit aussi aux Tres cerros. C’est là même que j'ai recueilli les plus beaux échantillons qui sont déposés dans les galeries du Museum d'histoire naturelle.

Le grès à ossemens et le grès à unio ne se sont montrés bien distinctement nulle part, sans doute par suite du mélange des éboulemens des grès azurés qui leur sont supér'IeUrs.

Le grès azuré se voil ensuite partout sur le cours du Rio Negro. Ce grès forme l’ensemble des falaises sur lesquelles sont bâtis le fort et le village du Carmen, et tous les accidens que je vais décrire lui appartiennent également. Près du village du Carmen, 1l forme des bancs très-durs, disséminés dans l'épaisseur des grès friables. Ces bancs ont presque toujours une teinte différente; ils perdent leur couleur azurée pour devenir plus ou moins gris ou jaunâtres. Ce sont des débris de ces banes qui ont servi à bâtir le fort du Carmen ou de Patagones. Ils me présentèrent, sur plusieurs plaques, les traces évidentes de leur dépôt sous l’eau. Il n’est personne qui, se promenant sur des plages de sable, lorsque la mer vient de les abandonner pendant les basses marées, mail remarqué de légers sillons onduleux, souvent interrompus, laissés par les eaux. Eh bien! ces mêmes sillons, je les ai observés sur les plaques de grès du Carmen, et si bien tracés, qu'il était impossible de sy méprendre.!

C'est comme accidens des grès azurés qu’on trouve au-dessus du Carmen des rognons de gypse, assez nombreux pour qu'on les ait employés à la construction des murailles et des plafonds des bâtimens du fort du Carmen. J’y rapporte également cette couche de grès noiratre, mélangée d'argile, qui, à la Salina d’Andres Paz, c’est-à-dire à six lieues au-dessus du Carmen, m'a offert de très-nombreux et très-beaux cristaux de sulfate de chaux, les uns en aiguilles, longues quelquefois de deux cent cinquante millimètres et larges de quatre-vingts millimètres, avec leurs facettes des mieux conservées; les autres offrant des cristaux mâclés très-remarquables par leur grande pureté. ?

Avant de me résumer pour l’ensemble des terrains de la Patagonie, je vais jeter un coup d'œil sur la forme extérieure du terrain et sur les accidens superficiels, qui tous dépendent évidemment de causes géologiques. Le sol de la Patagonie, du 40. au 41 degré de latitude sud, offre une plaine immense, légèrement inclinée au nord-est, sur laquelle les vallées du Rio Colorado et du Rio Negro viennent naturellement se dessiner dans la direction de la pente qu'elles sillonnent, depuis la Cordillère jusqu’à la mer.

{. On à parlé de traces de pluie fossile, marquée sur des plaques. 11 n’est pas plus étonnant de trouver les traces des eaux ainsi conservées sur les grès. C’est, du reste, un fait qui me parait plus général qu’on ne l’a pensé, puisque je l'ai retrouvé sur les grès portlandiens du Boulonnais, non loin de Boulogne; je l'ai fait remarquer à M. de Wegmann qui m’accompagnait dans cette course géologique.

2. Depuis mon envoi, M. Brongniart a, tous les ans, signalé ces cristaux à son cours.

Géologie.

(62) Tout ce que j'ai vu de ces terrains offre d'immenses plaines uniformes, dont rien ne vient varier l’horizon ; mais, si sur cette nappe stérile, il n'existe aucun point culminant, il y a beaucoup de dépressions, dues à des dénudations partielles. En relevant à la boussole la direction de toutes ces dépressions, je l’ai toujours trouvée dans le sens de la pente générale, c’est-à-dire soit nord-est et sud-ouest, soit est et ouest. Ces dépressions, toutes indiquées dans ma carte géologique n.° 1, sont :

1. Celle du Potrero de San-Francesco, dirigée est et ouest et située à douze lieues au-dessus du Carmen;

2° La dépression de l’Ensenada de Ros;

3. La dépression que j'ai trouvée entre le Carmen et l’Ensenada de Ros;

4° La Salina de Piedra, au nord du Carmen;

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