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La Salina del Ingles, près de la Bahia de San-Blas

7° Le Puerto de San-Antonio, au fond du Sac du même nom.

On peut facilement expliquer le fait de la direction des dépressions par dénudation du sol de la Patagonie, coïncidant avec la pente générale du sol, par les courans qui ont dû sillonner le terrain, lors du soulèvement de la chaïne des Cordillères; courans qui, en même temps, ont déposé, à la superficie et surtout dans ces dépressions, beaucoup de cailloux porphyritiques, provenant évidemment des roches ignées qui forment la chaîne des Cordillères. 1

De ces dépressions, celles qui ont eu une issue sont seulement remplies, à leur superficie, de quelques monticules de sable mouvant, transportés par les vents; mais, lorsqu’elles sont circonscrites, elles forment des salines naturelles plus ou moins étendues, telles que :

1. La Salina de Piedras, dont la surface de sel a près de trois lieues de long, sur une lieue de large; la couche de sel cristallisé en est épaisse de dix à quinze centimètres.

2.° La Salina d’Andres Paz, dont le sel a une demi-lieue de surface, sur huit à dix centimètres d'épaisseur. Elle est à six lieues au-dessus du Carmen.

3." La Salina del Ingles, de deux lieues de diamètre, située près de la Bahia de San-Blas.

4. La Salina del Algarrobo, située à dix lieues au nord du Carmen. Le diamètre en est de deux lieues environ.

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