Informe del Rio Bermejo (relation manuscrite
Géoogie. ques couches intermédiaires d'argile. Je n’y ai rencontré aucune trace de fossiles". Cette couche a environ cinquante mètres dans son plus grand développement.
2. De calcaire à fer hydraté, espèce de calcaire argileux gris blanchâtre, rempli de rognons plus durs, souvent très-compactes, de cailloux de quartz et de beaucoup de grains arrondis de fer hydraté. Il ne renferme pas de traces de fossiles. Sa plus grande puissance est de quatre mètres environ.
3. D’argile gypseuse grise, remplie de nodules plus durs. Elle est de même nature que la couche précédente, mais ne contient plus de fer, cette substance y étant remplacée par un grand nombre de petits rognons de gypse, disséminés par couches dans Pargile. Je n’y ai pas vu de fossiles. Sa plus grande puissance est de quatre mètres.
Ces trois couches, d’une épaisseur variable, plongent légèrement à Pouest des Missions, jusqu'a Corrientes. De cette ville, vers le sud, elles paraissent être presqu'horizontales, se relèvent peu à peu au-dessus de la pente du Parana, jusqu'au 30.° degré, où elles finissent par s’enfoncer au sud, sous le tertiaire patagonien.
D. TERTIAIRE PATAGONIEN.
Jai étudié ses couches dans les coupes naturelles offertes par le cours du Parana, depuis la Esquina jusqu’à la Bajada, sur deux degrés de longueur. Ce tertiaire couvre la partie sud de la province d'Entre-Rios, présente un lambeau sur les rives de Uruguay, près de son embouchure, se montre assez développé au nord du Rio Negro, république de lÜruguay, et sur les rives de lIbicuy (Brésil méridional).°
Recouvert partout par largile pampéenne, depuis embouchure de la Plata, le tertiaire patagonien ne reparaît plus qu'au 40° degré de latitude sud, au-delà du Rio Colorado. J'en ai scruté les couches de la Bahia de San-Blas jusqu'au Saco de San-Antonio, sur près de deux degrés de longueur du littoral de POcéan, où il forme des falaises perpendiculairement coupées vers la mer. Je les ai vues également sur près d’un degré, en remontant le Rio
1. Les terrains tertiaires que j'ai trouvés nivelant les collines de gneiss de Chiquitos, apparliennent à cette couche.
2. Cest cette couche ou du moins une analogue, que j'ai vue à l’est de la province de Moxos, au 13.° degré de latitude sud, près de la mission de San-Joaquin.
3. Les échantillons de bois fossiles et des grès qui les renferment, et que M. Isabelle à rapportés, le prouvent évidemment.
(71) Negro. Plusieurs fossiles que je possède, ainsi que les investigations de M. Géologie Darwin’, donnent la certitude que les mêmes couches se montrent, sans interruption, jusqu'au détroit de Magellan. Les voyages de Basilio Villarino et de Luis de la Cruz m’apprennent que ces terrains se montrent jusque près
des derniers contre-forts des Cordillères, où ML. Darwin les à trouvés non loin de Villa Vicencio, au nord de Mendoza’, Il est probable qu'ils se continuent au-delà, en suivant au nord, jusqu’à la province de Chiquitos.
Le tertiaire patagonien repose, dans la province d’'Entre-Rios, sur le tertaire guaranien. Îl en est ainsi à l’ouest de l'Uruguay, et c’est probablement ce qui a lieu sur beaucoup des points où je ne lai pas vu. Il est recouvert, au sud de la province d'Entre-Rios, à Buenos-Ayres, au Rio Colorado, frontière de la Patagonie, et partout à l’ouest des Pampas, par la grande formation d'argile pampéenne. ?
Il se compose des couches suivantes, analogues au nord et au sud des Pampas, et que j’énumère en partant des plus inférieures :
1. De gres marins, plus ou moins ferrugineux, verts ou rougeûtres, composés de grains quartzeux très-fins, et enveloppant soit des empreintes, soit le test bien conservé de coquilles marines, souvent dans leur position naturelle. Ces coquilles sont : Pecten patagonensis et Ostrea F'errarist, d'Orb.; des Vénus indéterminables, toutes espèces éteintes.
2. Au sud, des grès gris et des calcaires blanchâtres, remplis de dendrites noires; au nord du grès ferrugineux très-dur, sans fossiles.
5. Au-dessus, de grès à ossemens, formé, au sud, d’un grès gris, assez compacte; au nord, d’un grès friable rougeñtre, composé de grains quartzeux, et renfermant, avec des tronçons de bois fossiles, passés à l’état siliceux et appartenant à des conifères, un très-petit nombre d’ossemens de mammifères. Ces restes, appartenant à des animaux de races éteintes, sont les Megamys patagonensis et Toxodon paranensis. À la partie supérieure de ces couches se trouve, en Patagonie, un banc contenant, avec beaucoup de débris de poissons, des coquilles évidemment fluviatiles, et munies encore de leurs deux valves; &est PUnio diluvii et une Chilina, que je n’ai pu déterminer, mais qui, ainsi que lunio, sont évidemment des espèces perdues.“