‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 3 sur 233 · Annales des sciences naturelles · texte numérisé non relu

Annales des sciences naturelles

Géologie. la manière de recueillir les échantillons, et sur la série d'observations

indispensable aux sciences géologiques, pour oser espérer qu'un travail opiniâtre me permettrait de puiser, dans le grand livre de la nature, des renseignemens utiles à la connaissance des parties du sol américain que je devais parcourir. D'ailleurs, cette pérégrination lointaine n’avait fait prendre la résolution de consacrer entièrement mon existence à la Géologie et à l'étude des autres branches de lhistoire naturelle.

Je quittai la France en Juillet 1826. Le premier point du sol américain que je touchai, fut Rio de Janeiro. Là, des côtes de gneiss me montrèrent peu de variété; d’ailleurs, ne devant point y commencer mes courses terrestres , je n’y voyais qu'un point isolé, détaché du reste de mes observations. Je ne pris réellement possession du nouveau monde qu'à Montevideo, dont je parcourus les environs jusqu’à Maldonado, et je continuai ensuite, par terre, jusqu’à las Vacas, étudiant la géologie de toute la Banda oriental ou d’une grande partie de la république orientale de la Plata. J’arrivai ainsi à Buenos-Ayres, au commencement de 1827. Les environs de cette capitale n'offrirent des argiles à ossemens de grands mammifères, que J'avais déjà aperçus dans la Bande orientale.

Le Paraguay étant alors, comme il Pest encore aujourd’hui, sous plus d'un point de vue, la région fabuleuse de Amérique, je n'élançai vers ses frontières. Une goëlette me fit remonter le cours du Parana sur près de trois cents lieues, jusqu’à Corrientes, c’est-à-dire jusqu’au-delà du 28.° degré de latitude. Dans cette navigation, où, plus que dans toute autre, on est soumis à linfluence des vents, javais bien, quand la brise soufflait du nord, parcouru les falaises escarpées des rives du Parana, aux environs de notre mouillage; mais quelquefois aussi, par un demi-pampero du sud, javais, avec le regret de ne pouvoir y descendre, longé de magnifiques coupes géologiques naturelles. Ce que Je connaissais de la géologie des rives du Parana , avait fait qu'irriter mon désir d’en suivre l'ensemble; aussi me promis-je d'employer, à mon retour, tous les moyens pour arriver à ne rien perdre de ce qui pouvait m'éclairer à ce sujet.

Je parcourus pendant près d’une année la province de Corrientes, tantôt vers le sud, tantôt vers lest, la croisant dans tous les sens et étudiant partout sa composition géologique, ainsi que celle du grand Chaco, situé vis-àvis. Sur un sol vierge, à la superficie duquel il n’a été fait aucun changement, les besoins de la civilisation ne l'ayant pas encore exigé, on conçoit qu'il ny ait ni carrière, ni excavation, qui puisse en dévoiler la composition.

DS

Les cours des rivières et des ruisseaux donnent donc seuls au géologue les Géologie.

moyens d'étudier la superposition des couches. Le Parana, au-dessus de Corrientes, pouvait m'offrir, de l'est à l’ouest, par ses falaises, une magnifique coupe géologique. Je pensai que le seul moyen de bien la voir était de suivre, par eau, toute la côte. Je ne balançai pas un instant, maloré les dangers et les privations auxquels devait m'exposer une telle entreprise. Je pris une petite pirogue et remontai le cours du Parana jusqu'aux frontières des Missions, séparé par la seule largeur de ce fleuve des possessions du célèbre Docteur Francia. J’avais aussi reconnu combien les cartes géographiques étaient fautives; et, pensant que mes recherches géologiques seraient illusoires, si Je les rapportais à la configuration mal exprimée du sol, je réunis, dans ces excursions géologiques et géographiques à la fois’, une série complète d'observations , en ayant soin de recueillir des échantillons de toutes les couches”. Cette course m’ayant donné une connaissance étendue du cours du Parana, au-dessus de Corrientes, je devais désirer de poursuivre ces investigations en descendant ce fleuve.

Si j'avais pris passage sur les navires qui portent journellement les produits de Corrientes à Buenos-Ayres, j'aurais éprouvé, sans doute, les mêmes regrets qu'en venant dans cette province. Îl n’y avait pas à balancer. J’achetai un petit bateau. Je pris auprès du gouvernement une patente de patron de barque; et, avec un bon pilote de la rivière, qui connaissait le nom de toutes les parties du Parana, je m’abandonnaï aux hasards d’une course géologique et géographique de près de trois cents lieues.

Je longeai toute la rive orientale, bordée de falaises depuis Corrientes jusqu'à Senor allado, les côtes basses qui lui succèdent, les coupes naturelles élevées de Bella vista, jusqu'au Rio de Santa-Lucia, au 29.° degré de latitude sud, où je reconnus une coupe géologique admirable. Plus loin, je suivis sur la même rive, les murailles escarpées de la côte de Curuzu Cuatia et de Feliciano, où je trouvai de beaux échantillons de bois fossiles et des ossemens de mammifères de grande taille; puis J’arrivai à la Bajada, capitale de la province d’Entre-Rios, au-delà du 31.° degré. Je recueillis, en ce lieu, un bon nombre de coquilles fossiles d’origine marine, et d’espèces entière-

1. J'ai relevé à la boussole (boussole d’arpenteur munie d’une alidade), tout le cours du Parana. Voyez la Partie géographique spéciale.

2. Ces échantillons , ainsi que tous les autres produits de mes recherches, sont déposés dans la collection géologique du Muséum d'histoire naturelle.

IIT. Géologie. 2

Géologie. ment perdues. En passant sur la rive occidentale du Parana, à Santa-Fe, Je reconnus, comme me lavaient déjà fait pressentir mes courses dans le

Chaco, que le cours du Parana lui-même est une de ces failles gigantesques, proportionnées au grandiose de toute la nature de ces contrées. En effet, à Santa-Fe, le sol marin n'existe plus. Je rencontrai partout les argiles rougeatres pampéennes, qui, sans imterruption, se montrent ensuite jusqu’à Buenos-Ayres, et de Là, sur tout le sol des Pampas proprement dites, qu’elles caractérisent; dépôt immense (Fun des plus grands connus), semé partout des restes de ces mammifères géans qui peuplaient l'Amérique avant la période actuelle.

Dans les circonstances politiques où se trouvait Buenos-Ayres", Pexécution de mes projets rencontrait souvent des obstacles. La campagne était alors infestée de hordes d’Indiens; et, voulant parcourir le sol de la Patagonie, force me fut de ny rendre par mer. Un séjour de huit mois du 40.° au #1. degré de latitude sud me permit d'étudier à fond tout le sol compris entre la Bahia de San-Blas et le sac de San-Antonio. Je remontai aussi le cours du Rio Negro, sur près de vingt lieues, visitant les immenses lacs de sel de ces terrains tertiaires marins où d’eau douce, que je reconnus facilement pour être de l'âge de ceux de.la Bajada. Là, les falaises escarpées des rives de l'Océan, sur plus d’un degré de longueur, me donnèrent encore une coupe naturelle dont la hauteur atteint plus de cent mètres au-dessus du niveau de la mer. Dans toutes mes courses Je recueillis non-seulement des échantillons des roches, mais encore toutes les espèces de fossiles que je pus rencontrer. Revenu de Patagonie à Buenos-Ayres, en 1829, je ne pus franchir les Pampas, toute communication avec le Chili étant alors, pour ainsi dire, suspendue, par suite des guerres de Quiroga. Je dus donc me résigner à doubler le cap Horn, pour me rendre dans le grand Océan. Je trouvai le Chili en proie aux mêmes révolutions que Buenos-Ayres. Continuellement arrêté dans ses observations, un naturaliste y serait difficilement arrivé à quelques résultats importans; je résolus de abandonner pour aller en Bolivia, dont le président Santa-Cruz voulait bien m'offrir sa puissante protection. En m’y rendant, je visitai Cobija et ses belles roches d’origine ignée, Arica et ses basaltes ; et de là, je commencai à n''élever vers ces colosses du squelette de la terre, qui forment la chaîne des Cordillères. Je traversai le plateau particulier, élevé de 4,500 mètres au-dessus de lOcéan; le plateau bolivien, au niveau de

1. Les révolutions de Lavalle, en 1828. (Voyez Partie historique.)

4,000 mètres, où viennent se dessiner PIlimani et le Sorata, aux cimes Géologie.

couvertes de neiges éternelles, et partout je réunis des observations simultanées sur la géologie et la géographie.’

Je séjournai quelques mois sur ces hautes régions; puis, franchissant, près de PIlimani, la chaîne orientale des Cordillères, je descendis sur son versant est. Je visitai tour à tour les provinces de Yungas, de Sicasica et d'Ayupaya, montant et descendant sans cesse cette surface, la plus accidentée et la plus disloquée de toute la Bolivia, et marchant continuellement sur des roches granitiques, des schistes ou des grès siluriens. Je repassai un rameau de la chaîne orientale pour me rendre au plateau de Cochabamba , d’où j’eus encore cent lieues de montagnes à franchir, en me dirigeant à l’est, pour atteindre les derniers contreforts des Cordillères. Dans tout cet espace, compris entre la Paz et Santa-Cruz de la Sierra, j'avais pu obtenir les faits géologiques les plus intéressans ; et, malgré les dislocations sans nombre du sol, javais reconnu un ordre de succession dans les couches, qui s'étaient montrées les mêmes de chaque côté du rameau oriental des Cordillères.

À Santa-Cruz de la Sierra, plus de montagnes. Des terrains dalluvion uniformes couvrent partout un sol de plaines. Poursuivant mes voyages vers l’est, je franchis les immenses forêts qui séparent Santa-Cruz de la province de Chiquitos, où Je trouvai, sur quelques points, les grès de transition de la Cordillère; puis Jarrivai aux rochers de gneiss, qui, sur plus de cent lieues, couvrent le sol de Chiquitos, cachés seulement par endroits sous des couches tertiaires de l’âge de celles de Corrientes, dont elles ne sont peutêtre que la continuité. Après avoir traversé les chaînes de terrain de transition , Jarrivai aux frontières du Brésil, non loin du Rio du Paraguay et de Matto grosso. Huit mois de courses n'avaient permis de connaître, en parcourant, en tous sens, la province de Chiquitos, la composition géologique de ce groupe de collines qui forme, pour amsi dire, le centre du continent américain.

De Chiquitos, je voulus me rendre aux parties orientales de la province de Moxos, par les forêts qu'habitent les sauvages Guarayos. Je franchis plusieurs chaines de gneiss et retrouvai les grès de transition, avant d'arriver à ces immenses plaines en partie inondées qui composent le sol uniforme de Moxos. Je sillonnai les terrains plats du Carmen, de Concepcion, et près

1. Manquant d’instrumens, je fus encore obligé de réduire celles-ci à des itinéraires relevés à la boussole, el à quelques triangles mesurés. (Voyez Partie géographique.)

Géologie. de San-Joaquin, je vis reparaître le terrain tertiaire. Je me dirigeai vers les

montagnes qui bordent PTténès, non loin du fort de Beira, où Je retrouvai avec plaisir les grès de transition qui composent une partie du versant oriental des Cordillères. De ce point je descendis lIténès jusqu’à son confluent avec le Mamoré, qui forme le Rio de Madeira, lun des grands affluens de l'Amazone; puis Je remontai le Mamoré, jusqu'aux dernières Missions de la province.

Il m'importait beaucoup, autant pour la zoologie que pour la géologie, de connaître toute la succession des terrains, depuis ces plaines basses de Moxos jusqu'aux parties les plus élevées des Cordillères orientales, d'autant plus, qu'au nord de la chaîne je n'étais, jusqu'alors, descendu qu’à la moitié du versant. L’exécution de ce projet me fit remonter en pirogue le cours du Mamoré, du Guaporé, jusqu'au pays des Yuracarès, où Je vis, après quinze Jours de navigation, les premières roches de grès. Mélevant, par oradation, de ce point sur cette pente abrupte, je traversai des couches disloquées, jusqu'aux sommets neigeux de Palta-Cueva. J'y rencontrai, à une hauteur de plus de cinq mille mètres au-dessus du niveau de locéan, des coquilles marines fossiles dans les terrains siluriens qui couronnent les parties les plus élevées de cette chaîne. Je descendis de nouveau de Pautre côté sur le plateau de Cochabamba.

Une traversée de douze lieues au niveau des neiges m'avait appris combien est diflicile et dangereuse la route de Moxos à Cochabamba. D'un autre côté, je devais beaucoup de reconnaissance au gouvernement bolivien pour la haute protection qu'il voulait bien m’accorder. Je saisis avec empressement l’occasion qui s’offrait à moi de reconnaître sa bienveillance, en lui rendant quelques services. Je conçus le projet de chercher de nouvelles communications qui abrégeassent la distance, tout en faisant disparaître les dangers. Je demandai quelques indigènes, et m’aventurai dans une autre direction au nord de la Cordillère, foulant, pendant quarante jours, un sol connu seulement jusqu'alors des sauvages Mocéténès et Yuracarès. Je vis, dans ce voyage, les sommets neigeux de Tutulima et d'Altamachi, et les pentes accidentées de la chaîne, jusqu'à ses derniers contre-forts; et je descendis à Moxos par le Rio Securi, ignoré des géographes.

De retour à Trinidad de Moxos, je songeai à gagner Santa-Cruz de la Sierra, en remontant, sur plus de cent lieues d’étendue, le Rio Grande et le Rio Pyray, qui coulent au milieu des alluvions modernes. De là je m'élevai sur les contre-forts de la Cordillère, en prenant une direction différente de celle que j'avais suivie, en descendant vers les plaines. Je parcourus les pro-

vinces de Valle grande, de la Laguna et de Yamparais, jusqu’à Chuquisaca, au Géologie.

travers de terrains de transition, où Je recueillis de nombreux fossiles. De Chuquisaca, je vis des terrains variés, franchissant tantôt des roches d’origine ignée, tantôt des plaines couvertes de blocs erratiques, jusqu’à Potosi. Je fus quelque temps arrêté par l'étude de la fameuse montagne dont la richesse est devenue proverbiale. Il me restait ensuite, pour arriver sur le plateau à parcourir, une surface dont le terrain varie à chaque pas, s’élevant ici en masses énormes de pegmatite, là couronné de belles colonnades de basalte, ou offrant à la vue d'immenses plaines trachytiques.

Sur le plateau, à la hauteur moyenne de quatre mille mètres au-dessus du niveau de la mer, je traversai une surface unie de près de sept degrés de longueur, où viennent saillir à la surface, au milieu de plaines dalluvion ou de cendres trachytiques, soit des sommités porphyritiques, soit des grès anciens. Les provinces de Poopo, d'Oruro, de Carangas, de Pacages, de Sicasica , furent visitées jusqu’à la Paz, d’où, avant d'abandonner les sommités, je voulus explorer avec soin les alentours de la Laguna de Titicaca, dont les eaux mayestueuses, au niveau des plateaux, viennent former un des plus élevés et des plus grands lacs connus. Je franchis de nouveau la Cordillère occidentale, et je revis Arica, après avoir parcouru, pendant plus de trois années, une grande partie de la république de Bolivia, et soigneusement étudié les principaux traits de la géologie d’une étendue de quatorze degrés de longueur, sur neuf de large; surface de beaucoup supérieure à celle de la France.

En laissant Arica, je m'embarquai, visitai les ports d’Islay, du Callao, de Valparaiso; et, accompagnant toutes mes richesses en histoire naturelle, je revis le sol de la patrie, en Février 1834, après huit années d'absence.

Je déposai immédiatement le produit de mes recherches dans les riches collections du Muséum d'histoire naturelle, et mes travaux, soumis au Jugement de l'Académie des sciences, parurent à M. Cordier, son commissaire pour la géologie, dignes d’un rapport favorable, où sont consignés les principaux faits géologiques de mon voyage.‘

Sept années se sont écoulées depuis ce rapport, sans que j'aie publié mes observations géologiques. Si je les avais produites de suite, je laurais fait sans points de comparaison, puisque, parti trop Jeune pour avoir par-

1. Voyez Nouvelles Annales du Muséum d'histoire naturelle, 1. WA, p. 84 et suiv. Ce rapport a été fait le 24 Avril 1834.

Géologie. couru toute la France, je n’en connaissais que quelques parties. Je n’aurais

7 donc alors donné qu'un aperçu incomplet. Persuadé d’ailleurs, que tous les travaux spéciaux faits sans critique, sans rapprochemens avec des points bien connus, et sans être rattachés à l’ensemble de la science, nuisent plus qu'ils ne sont utiles à son avancement; au risque même d’être devancé par quelqu'autre voyageur, Je dus chercher d’abord, à tout prix, les moyens d'étudier nos chaînes de montagnes et la géologie de notre territoire, afin de leur comparer ce que javais vu. Retenu depuis, par beaucoup de motifs, je n'ai pu réaliser que peu à peu mes projets, en luttant constamment contre des obstacles tout à fait indépendans de ma volonté. Possédant aujourd’hui assez d'observations pour espérer de rendre mon travail aussi complet que possible, je le soumets enfin au jugement des géologues, non toutefois sans réclamer leur indulgence pour des recherches difliciles à faire, et dont les résultats ne le sont pas moins à résumer.

Une seule publication importante sur les localités que jai parcourues à paru depuis le rapport fait sur mes travaux à linstitut, en 1834 : cest ouvrage de M. Darwin, imprimé en 1839, et relatif aux Pampas. Le rapport de M. Cordier, spécifiant mes observations sur cette partie, leur antériorité est incontestable. D'ailleurs, je nempresserai de citer le savant voyageur anglais chaque fois que aurai recours à ses observations, soit pour compléter, soit pour corroborer les miennes.

Comme on a pu en juger par l’ensemble de mes voyages, ils présentent deux séries distinctes d'observations qui n’ont pas de points de contact. De là, division de mon travail en deux parties. La première renferme tout ce qui concerne le grand bassin tertiaire des Pampas, depuis la frontière du Paraguay jusqu'en Patagonie. La seconde comprendra toute la république de Bolivia, ou la géologie de la chaîne des Cordillères et des plaines du centre de PAmérique, situées à lest de ces montagnes.

Je commencerai toujours par les spécialités. Je décrirai en détail toutes les localités, toutes les couches que j'y ai rencontrées, les fossiles qu’elles renferment. J e terminerai chaque description partielle par un résumé. À mesure que J'avancerai, ces résumés embrasseront un plus vaste ensemble, jusqu’à ce que, groupant chaque partie, à la fin de tous les faits généraux, je puisse comparer entr’eux non-seulement les bassins eux-mêmes, mais encore leur âge respectif relativement aux formations analogues de notre Europe.

1. Narrative of the Surveying voyages of his Majesty's ships Adventure and Beagle, t. TT, by Dar in.

Toutes mes descriptions partielles se rapporteront aux coupes et aux cartes coloriées, dont les diverses teintes indiqueront les terrains ou les étages. Pour les limites de ces terrains sur les cartes, il n’y à de rigoureux que les points que J'ai visités; pour les autres, on concevra facilement que je suis loin d’avoir la prétention de les donner comme certaines; mais, connaissant presque tous les ouvrages publiés sur PAmérique, jai cru devoir, dans l'intérêt de la Géologie, y puiser des renseignemens sur ces mêmes limites au pourtour de chaque bassin, tout en ayant soin d'indiquer mes sources dans le texte; ainsi Je pourrai compléter mes observations, les étendre au-delà des lieux que J'ai visités, et réunir en un seul cadre tout ce qu’on connaît aujourd’hui de la composition géologique d’une grande partie de l'extrémité sud de PAmérique méridionale. Puisse cet essai, malgré ses imperfections, remplir le but que je me suis proposé d'atteindre, celui d’être utile à la science, en faisant connaître quelques-uns des grands traits de la géologie du nouveau monde, et en donnant aux voyageurs les moyens d'en appro- - fondir Pétude !

Paris, le 1.” Février 1842.

Géologie.

Lu

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