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Détermination de M. d’Omalius d’Halloy

Quelques courses au sud et au nord de Valparaiso m'ont fait reconnaitre de petites Géologie. plages de sable quartzeux jaunâtre à la Lagunilla, à la Playa ancha, dans la baie de Valparaiso, à la Viña la mar et au Rio de Aconcagua. Au sud de la Playa ancha sont des côtes coupées à pic. Entre la Playa ancha et Valparaiso s'étendent, en pentes abruptes vers la mer, des roches granitiques, dont les débris présentent, sur la plage, un grand nombre de blocs de diverses grandeurs, arrondis par la vague, ou des rochers saillans au-dessus des eaux, comme ceux de Curumillera, etc. Au sud de Valparaiso, les coteaux se couvrent de terre végétale et offrent peu de parties à nu; au nord, à la Viña la mar et jusqu'au Rio d’Aconcagua, les collines sont composées de roches fendillées et partagées en une multitude de petits fragmens éboulés dans les ravins, ou encore en place, tout prêts à crouler au moindre choc. Si ces roches fendillées sont, comme il serait naturel de le penser, le produit des nombreux tremblemens de terre, on se demandera pourquoi ce phénomène, que j'ai également retrouvé sur plusieurs parties de la côte du Pérou, ne se fait pas remarquer au sud de Valparaiso, sur les collines de même nature.

Mes recherches aux environs de Valparaiso, ne m'ont présenté aucune trace de fossiles sur la côte; et, sous ce rapport, cette côte diffère beaucoup des autres points du littoral du grand Océan, au sud et au nord. Je n'ai même vu, nulle part, ces gros cailloux roulés qui, suivant les lieux, viennent à diverses hauteurs, et bien au-dessus des mers actuelles, représenter les anciens rivages. Ainsi Valparaiso ne m'a offert que des roches granitiques, des diorites, des pegmatites et des eurites, traversées de veines de quartz et de grands filons de serpentine. Ces roches, lorsqu'elles sont en place, ne montrent aucune sommité, mais des espèces de plateaux presqu'uniformes. Brisées comme à la Viña la mar et à Quillota, elles se composent de débris très-nombreux, de petits morceaux anguleux, qu’on trouve encore en position, c’est-à-dire ayant, les uns à côté des autres, des angles correspondans, qui prouvent qu'ils se sont détachés d’une seule et même masse. !

De Valparaiso, je suis allé à Santiago, en des circonstances peu favorables pour les recherches?; aussi, n'ayant pu suivre l'intervalle avec assez de soin pour le décrire, je m'abstiendrai d’en parler, toutes mes observations, bornées à des points isolés, ne se rattachant à aucun ensemble.

Postérieurement à mon retour, J'ai obtenu des matériaux paléontologiques fort intéressans sur diverses localités du Chili. Je crois devoir en donner ici les principaux résultats géologiques, en attendant ma publication spéciale de Paléontologie sur ces corps organisés. Je dois à la complaisance de M. le capitaine de vaisseau Cécile, de M. Hariet Cléry, officier de marine, de M. Largilliert de Rouen et de M. Petit de la Saussaye,

la communication d’un bon nombre de mollusques fossiles recueillis sur Pile de Quiri-

1. M. Darwin a vu le même fait. Narrative, etc., p. 313. 2. Quelques mois après la révolution de la fin de 1829, la campagne était si peu sûre, que, de Valparaiso à Santiago, il fallait voyager en armes et par caravanes.

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