Voyez à cet égard la Partie historique
3. Elles ont, en effet, sur beaucoup de points, tout à fait l'aspect des pierres meulières.
4. M. d'Omalius d'Halloy, qui a bien voulu me donner son opinion sur l’ensemble de ces
roches, les regarde comme des quariz d'injection ou roche modifiée.
Géologie.
(144) La beta rica.
La beta del Estaño.
La beta de Corpus Cristi.
La beta de Zapatera.
La beta de San-Jose.
El ramo 6 betilla de San-dJose.
Ils occupent environ le quart de la largeur est et ouest de la montagne, et sont placés vers la partie moyenne latérale.
Considérée quant à son äge géologique, la montagne de Potosi m’embarrasse beaucoup. Je ne puis la rapporter avec certitude à l’âge des roches granitiques; aussi, sans avoir d'opinion arrêtée à cet égard, je ne puis en expliquer à présence au milieu des trachytes, qu’en admettant l’idée de M. d'Omalius d’'Halloy, qui y verrait une roche d'injection.
Du sommet de la montagne de Potosi, on aperçoit, à l’ouest, la continuité de la chaine silurienne et dévonienne de Santa-Barbara. Au sud, 35 degrés ouest, on voit, au loin, la montagne de Porco', presqu’aussi renommée et aussi riche que celle de Potosi. Au sud, le plateau est borné par de petites collines que je ne pus visiter; à l’est, ce sont des sommités souvent couvertes de neiges, sur lesquelles je fis de nombreuses excursions. Elles se composent de roches qui, tout en ayant à peu près l’aspect granitoïde, ont été déterminées par M. Cordier comme un porphyre pétro-siliceux fortement micacé, et par M. d'Omalius d'Halloy, comme un trachyte altéré. Ces roches ressemblent, en effet, quoique plus dures, à tous les trachytes micacés que j'ai trouvés depuis Oruro jusqu'à ce point. Elles renferment souvent de beaux cristaux de grenat. Elles forment toutes les sommités qui représentent une espèce de chaîne du nord au sud, et se rattachent aux collines également trachytiques, mais fortement altérées, qui en font la continuité et bordent le plateau à l’est, derrière la ville de Potosi.
Ces trachytes, très-durs, sont évidemment sortis sous les couches de phyllades schistoïdes qui se trouvent en collines plus ou moins disloquées, dirigées, en partant des sommités trachytiques, au nord-ouest, et s’abaissant peu à peu vers la plaine. Ces collines se prolongent en trois petites chaînes parallèles, entre lesquelles s'étendent de petits lacs, constamment alimentés par la fonte des neiges.
Toutes les petites vallées comprises entre les collines, et, pour mieux dire, toute la plaine jusqu’à la ville de Potosi, sont semées de très-nombreux blocs erratiques de trachytes très-durs, à cristaux de grenat. On les trouve surtout dans la plaine. Quelques-uns ont quelques mètres de diamètre, tandis que le plus grand nombre sont d’un plus petit volume. Ces blocs usés, réellement erratiques et pour la plupart comme posés sur les alluvions modernes, proviennent évidemment ici des sommets des montagnes qui dominent les lagunes, dont ils ne sont éloignés que d’une ou deux lieues, au plus. Dans l’état actuel des choses, il serait difficile de s'expliquer leur transport; 1l
1. Je possède de cette montagne de très-beaux échantillons de bournonite.
faut donc, pour s’en rendre compte, remonter à des causes antérieures à notre époque, Géologie. ou, du moins, supposer quelques changemens momentanés. Doit-on l’attribuer aux courans qui auraient violemment sillonné tout le plateau, lorsqu'une cause fortuite ouvrit aux eaux une issue par la Quebrada de Santa-Barbara? Faut-il croire que, sur ces pentes aujourd’hui libres, des glaciers ont pu exister à une époque peu reculée, mais qui nous est inconnue, et transporter ces blocs dans la plaine? Ou bien encore, ferat-on remonter ce transport au temps où le plateau n'avait pas d’issue, où il format, par conséquent, un immense lac, où les blocs tombés sur les glaçons ont pu être transportés à cette distance de leur origine? On conçoit que toutes ces explications ne sauraient être que très-hypothétiques, et je les abandonne volontiers au jugement des géologues, sans y attacher la moindre importance. Je n'ai voulu que prévoir ie les questions que peut soulever l'inspection des lieux, afin qu’elles soient résolues plus tard.
Potosi étant géographiquement à l'extrémité sud du grand plateau bolivien et en même temps son confin oriental, je vais m'y arrêter et donner un aperçu de la composition géologique du plateau, en attendant mes conclusions générales, qui résumeront mes
observations.
. 7. Résumé sur le grand plateau bolivien.
Les roches plutoniennes du grand plateau bolivien sont de diverse nature. Les roches granitiques sur la chaîne de l’Ilimani forment une vaste chaine, dirigée du nord-ouest au sud-est. Elles constituent les pics les plus élevés de cette partie du monde, le Sorata et l’Ilimani, et semblent avoir, sur ce point, disloqué les terrains siluriens et dévoniens qui les recouvrent. Ces roches apparaissent encore près de Santa-Lucia, à l'autre extrémité du plateau; et là figurent des cônes qui représentent un massif sur lequel s'appuient les terrains triasiques. |
Des trachytes durs ou friables, mais toujours micacés, sont venus se montrer près d’Achacaché, à l'extrémité nord du plateau; ils offrent des mamelons sur le faite de la chaine orientale, près de Calamarca et de Sicasica, et d’autres mamelons allongés à Oruro, à Uallapata, au milieu du plateau, représentant de petites chaînes parallèles à la direction de la Cordillère orientale, c’est-à-dire sud-est et nord-ouest. Plus au sud, ils sortent, sous les roches siluriennes, dévoniennes et carbonifères, en un vaste massif qui occupe toute Pextrémité sud-est du plateau.
D’autres trachytes, le plus souvent à l’état de conglomérats ponceux, remplis de eristaux de quartz et de pouces, couvrent, sur une lisière de près d’un demi-degré de large, toute la bande occidentale du plateau bolivien, au pied des derniers contreforts du plateau occidental. Ces conglomérats, par la nature de leur dépôt, disposés par couches souvent horizontales, me paraissent être le produit de déjections ; ils forment des bancs horizontaux. Je n'ai au moins vu nulle part qu’à l'état de conglomérats ponceux ils aient soulevé aucun terrain, toutes les roches trachytiques qui sont sous les roches de sédiment ayant un tout autre aspect. Je dois donc croire