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III. Géologie

( 146 ) Géologie. que les conglomérats ponceux sont les dernières époques plutoniennes de la chaîne des — Cordillères, et qu’elles ont, sans doute, servi à niveler une partie du plateau.

Passant aux roches de sédiment, en commençant par les plus anciennes, je trouve les phyllades schistoïdes, que je regarde comme de l’étage silurien, sur toute la ligne de la Cordillère orientale de l’fimani, superposés aux roches granitiques; ils se montrent également auprès d’Atita et d’Oruro, dans le milieu du bassin, à Sorasora, à las Peñas et sur toute la ligne occidentale des contre-forts de Potosi, jusqu’auprès de cette ville. Dès-lors ils représentent une bande nord-ouest et sud-est, qui borde tout le côté oriental du plateau bolivien. Sur la chaîne de lIlimani, les terrains siluriens sont évidemment soulevés par les roches granitiques. D'Oruro jusqu’à Potosi, ils le sont peutêtre par les roches trachytiques. Le terrain silurien est partout recouvert de grès dévoniens. :

Les grès dévoniens se voient sur la chaîne qui, interrompue ou non, borne le plateau bolivien à l'est, et constituent encore quelques petites collines au milieu ou à l’ouest. Il est à remarquer que ces collines, de mème que la chaîne de l’est, suivent toutes, à peu près, le même parallélisme du nord-ouest ou sud-est. Dans tous les endroits où le terrain silurien est apparent, les terrains dévoniens reposent immédiatement dessus, et ont été soulevés en même temps. Je serais même porté à croire qu'ils sont toujours l’un avec l’autre, et que, chaque fois qu'on trouve le terrain dévonien seul, c’est que les couches siluriennes inférieures sont cachées. Je n'ai vu qu'en un point du plateau, entre Yocalla et Tambillo, près de Potosi, les terrains carbonifères reposer sur les terrains dévoniens.

Les terrains carbonifères, représentés dans les îles du lac de Titicaca par des calcaires compactes, et partout ailleurs, par des grès rouges friables, forment des collines parallèles sur le milieu du plateau bolivien, à lApacheta de la Paz, à Guallamarca, ete.; collines généralement dirigées, de même que toutes les autres, du sud-est au nord-ouest. Les terrains analogues représentent deux lambeaux dirigés sud-ouest et nord-est, près de Lagunillas et de Yocalla, à l'extrémité sud-est du plateau bolivien. J'ai dit que les terrains carbonifères n'étaient en contact avec les terrains dévoniens que. près de Yocalla. À Leñas seulement, ils paraissent avoir été soulevés par les roches trachytiques. Ils supportent les terrains triasiques à la chaine du Pucara et de Guallamarca, vers l’ouest, et au Pilcomayo, au sud-est.

Les terrains salifères ou triasiques sont représentés, sur le plateau bolivien, par des argiles feuilletées bigarrées, remplies de gypse, par des calcaires feuilletés ondulés trèscompactes ou par des calcaires très-durs à grains très-fins, de couleur gris-bleuâtre. Les argiles bigarrées se trouvent partout où se montre cette formation; il n’en est pas ainsi des calcaires magnésiens, que je n’ai rencontrés qu'aux environs de Potosi. Les terrains lriasiques ne présentent que des lambeaux, l’un à l’ouest de l’'Apacheta de la Paz, vers le sud, l’autre à l’ouest, vers le milieu du plateau, à Pucara et à Guallamarca, ou suivent la direction du nord-ouest au sud-est. On en voit deux autres lambeaux bien plus développés au Pilcomayo, et dans la vallée de Miraflor, près de Potosi, à

( 147) l'extrémité méridionale et à l’est du plateau, où ils sont dirigés nord-est et sud-ouest. Le trias ne supporte nulle part aucune couche régulière plus moderne. Cest partout la dernière disloquée.

Après ces diverses époques de terrains de sédiment, on ne voit rien sur le plateau bolivien qui puisse représenter les terrains jurassiques, les terrains crétacés, ni même les terrains tertiaires marins. Les seules couches qui soient venues niveler le plateau, après ses dernières dislocations, me paraissent être les limons à ossemens, qui représentent les terrains pampéens. Quoi qu’il en soit, les argiles à ossemens sont les seules qui soient horizontales à leur surface. Ce sont bien, pour moi, les premières matières de nivellement du plateau.

Postérieurement aux argiles rouges à ossemens, il n’y a plus, à la superficie du plateau, que des phénomènes qui durent encore, tels que le transport des fragmens, des détritus de toutes les roches plutoniennes et de sédiment déposés sur les plaines par les eaux pluviales, des parties élevées vers les plus basses, et les fréquentes érosions que déterminent les eaux.

Géologie.

Géologie.

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