Voyez Paléontologie, pl. IT, fig
On descend ensuite un peu, jusqu’à la zone des plantes graminées, qui recouvrent Géologie. alors une croupe arrondie, au milieu de laquelle vient saillir, hors du sol, le petit pic du ARonco, composé d’une roche quartzeuse, passant au quartz hyalin ou laiteux. Cet énorme rocher me parut d'autant plus singulier, que, dans les phyllades, on remarque peu de larges filons de quartz. Il en serait peut-être de sa présence en ce lieu, comme du Cerro de Potosi!, dont je ne puis géologiquement m'expliquer la formation d’une manière satisfaisante, qu’en le faisant sortir à travers les roches siluriennes.
Un peu plus au nord, au point dit la Tormenta, je trouvai, sur la crête, en masses énormes et sans stratification apparente, des marbres anciens compactes, blanc-bleuâtres, ou diversement veinés -de violet, de rose et de blanc. Ces marbres, qui composent alors le sommet de la montagne, ne me montrèrent aucune trace de couches, ni de restes de corps organisés. Par cela même je me trouve fort embarrassé sur l’âge géologique qu'on peut leur assigner. Néanmoins, je les classe provisoirement parmi les terrains siluriens.
De la Tormenta l’on descend plus rapidement jusqu’à la Seja del Monte?, en foulant de nouveau les roches de phyllades, tantôt grises, tantôt bleuâtres, en couches qui me parurent plonger au nord. De ce point, il reste une pente abrupteÿ, qui mène, par mille détours, jusqu’au lit du Rio de San-Mateo. Tout l'intervalle est couvert des mêmes phyllades schistoiïdes, en couches inclinées au nord, mais très-disloquées et brisées ou plissées en tous sens.
Au Rio de San-Mateo, on est au niveau de la culture de la canne à sucre. Là, le torrent écumant, qui coule avec fracas sur un lit de roches siluriennes, est encombré de rochers énormes’, en blocs quelquefois de plus de dix mètres de diamètre, composés des marbres que j'ai trouvés à la montagne de la Tormenta et du quartz du Ronco, les autres appartenant à l’époque phylladienne et aux grès dévoniens; mais ces derniers sont plus rares, tandis que les blocs de marbre sont les plus nombreux et les plus gros.
Du Rio de San-Mateo on prend les coteaux de la rive gauche, en suivant une espèce de corniche avancée qui domine perpendiculairement le torrent de près de 100 mètres. On foule encore les roches de phyllades; mais, un peu avant de descendre dans l'espèce de petite plaine, où se trouve le hameau de /a Palma, on rencontre les grès dévoniens. Ces mêmes grès, au nord de la Palma, composent, en entier, la colline de la Cumbrecilla et les montagnes qui sont plus à l’ouest, et ils se continuent, sans interruption, jusqu’à San-Antonio. Vers ce point, la chaine qui reste à l’est, ainsi que celle de Yanacaca, qui borne l'horizon à l’ouest, sont des mêmes grès, alors en couches inclinées au nord.
En descendant toujours, je commençai à trouver, près du lieu où était jadis la mission