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Voyez pl. IX, fig. 4, la coupe de cette montagne

2. Ces deux séries de couches s’exploitent très-avantageusement comme pierre à repasser les rasoirs. On en exporte dans toute la république de Bolivia.

En considérant l’ensemble de la chaîne de Santiago, on la trouve en tout sem- Géologie. blable à la chaîne de San-Jose. Elle n’est, effectivement, de même, composée, à son extrémité occidentale, que de grès carbonifères, tandis que ses couches se relèvent, peu à peu, vers l’est, de manière à montrer à découvert, à Santiago, toute la série des roches qui la composent. Cette grande ressemblance de direction et de composition des deux rameaux de San-Jose et de Santiago, atteste, évidemment, un ensemble de faits et de couches identiques, où mieux la continuité d’un seul et même système, interrempu à San-Lorenzo.

Du sommet des chaînes de San-Jose, de lIpias et de Santiago, je n’apercus au sud aucune élévation. La plaine boisée, sans limites, se terminait à l'horizon. Néanmoins J'appris aux missions, qu’on exploitait, dans la direction du sud-sud-ouest, à une soixantaine de lieues, des salines considérables, où le sel, à la saison des sécheresses, se trouve cristailisé à la surface de deux lacs. Ces lacs sont, à ce qu’il paraît, situés entre deux petites chaines parallèles, moins élevées que celles de Santiago, mais très-prolongées à l’est et à l’ouest; ce qui annoncerait une espèce de parallélisme avec la montagne de Santiago, el pourrait faire croire qu’elles appartiennent à la même époque.

À cinq lieues de Santiago, à l’est-sud-est, jaillit sur la chaîne même une source d’eau chaude sulfureuse. Je ne lai pas visitée; mais les renseignemens que j'ai pris me font penser que la température ne s'élève pas au-dessus de 36° centigrades.

Du sommet de la Sierra de Santiago, on aperçoit au nord, à une dizaine de lieues en ligne droite, une autre chaîne parallèle, un peu moins élevée. Cette chaine, qu'on nomme généralement Cerrania del Sunsas, est séparée de la Sierra de Santiago par une vaste valiée, entièrement couverte de forêts, où coule le Rio de Tucabaca, qui court parallèlement aux deux chaines, en se dirigeant à l’est-sud-est vers le Rio du Paraguay. Je descendis la pente abrupte de la Sierra de Santiago, en foulant des phyllades bleuàtres jusqu’à la plaine, où, sur une pente à peine sensible, je cheminai jusqu’au Rio de Tucabaca. Dans beaucoup de ravins j'ai remarqué des phyllades schistoïdes bleus à découvert, où sur le sol des fragmens de cette roche. Dans le lit même de la rivière se montrait le dos redressé d’un lambeau de couches des mêmes terrains; mais alors je crus voir que les phyllades étaient disposés en couches plongeant à lest. Du Rio de Tucabaca, je traversai diagonalement la largeur de la vallée sur des terrains d’alluvion. Je fis un léger détour pour aller au lieu dit la Cal (la Chaux), situé à trois lieues en avant de la halte du Varanjo. y trouvai des grès dévoniens durs, dont une couche, comme à San-jose, se compose de calcaire dolomitique.

Arrivé à la Cerrania del Sunsas, j'en gravis ia pente méridionale et je reconnus que l'ensemble, très-partagé par des collines ou des mamelons, et surtout très-disioqué, présentait, néanmoins, aux parties inférieures, le phyllade schistoïde bleuàtre, que J'avais trouvé à la Sierra de Santiago, recouvert de couches d’une grande puissance

de grès compacte, que je rapportai à mes, grès dévoniens !. Toutes les couches de grès

1. Sur certains points, près de la halte de Boquis, les grès contiennent du fer bydraté et

sont manganésifères.

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