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III. Géologie

Géologie. me parurent plonger très-légèrement au nord-est. Le grand nombre de cailloux de quartz blanc que je revis au fond des ravins, au sommet de la chaîne, me fit croire que les gneiss auxquels ils appartenaient, ne devaient pas être bien loin.

Du sommet, je descendis dans une vallée dirigée au nord-est, formée par deux collines élevées, ayant la même direction. Les phyllades se montrèrent encore pendant quelque temps, dans le lit du Rio de Boquis; puis ils disparurent sous les grès dévoniens qui, sans interruplion, couvrent toutes les montagnes, jusqu’à la mission de Santo- Corazon, la plus orientale de la province de Chiquitos; néanmoins, dans les vallées, le sol est couvert non-seulement de débris dévoniens, mais encore de gneiss et de quartz.

J'ai visité, dans toutes les directions, les environs de Santo-Corazon, et J'ai reconnu que la mission est placée dans une vallée où, sur plusieurs points, on voit surgir, du milieu des alluvions composées de grès de quartz et appartenant aux terrains voisins, des gneiss compactes imparfaitement schistoïdes : ou des leptinites?, tandis qu’à l’est, le Cerro du Taruhuoch, et à l’ouest, les autres collines, sont entièrement formés de grès dévoniens, en couches peu inclinées. Il en résulterait que Santo-Corazon serait le point où l’on aperçoit les couches les plus inférieures de tout le système.

Comme j'avais atteint les dernières limites de la république de Bolivia, vers l’est, et non loin du Rio du Paraguay, je voulus gravir la chaîne du Taruhuoch, pour découvrir la campagne à l’est. Je fis ouvrir un sentier au sein des forêts vierges, et j'acquis alors la certitude que, de celte montagne jusqu’au Rio du Paraguay, il n’y a plus que des plaines d’alluvion, inondées une partie de l’année. Le cerro du Taruhuoch peut être à deux cents mètres d’élévation au-dessus des plaines environnantes.

Afin de ne pas suivre le même chemin, je résolus de traverser soixante et quelques lieues de forêts inhabitées ; pour me rendre de Santo-Corazon à la mission de San-Juan. Je me dirigeai au sud-ouest jusqu’au Rio de Santo-Tomas, traversant des plaines d’alluvion identiques à celles de la vallée de Santo-Corazon; seulement je n’y vis, nulle part, les gneiss à découvert. Le Rio de Santo-Fomas charriant beaucoup de cailloux qui ressemblaient aux Concajos des Espagnols, j'y fis faire des fouilles, et le produit du lavage donna, dans un sable manganésifère, quelques paillettes d’or, ce qui annonçait que des recherches plus minutieuses pourraient offrir des résultats avantageux. Les cailloux se composent de grès dévoniens, de parcelles de phyllade schistoïde, de gneiss, et d’un grand nombre de morceaux de quartz laiteux, provenant des deux dernières formations.

La plaine des environs de Santo-Tomas me montra partout, sous la terre végétale et sous les alluvions modernes, une couche limoneuse blanchâtre, que je crus appartenir au terrain pampéen. Elle est, en effet, analogue à celle que j'ai vue sur le cours du Rio Piray, près de Santa-Cruz de la Sierra. 5

Du Rio de Santo-Tomas, je suivis dix lieues à l’ouest-nord-ouest, parallèlement à

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