TERRAINS SILURIENS OU PHYLLADIENS
Les terrains siluriens, si bien décrits par M. Murchison, sont des mieux développés au nouveau monde. Ils couvrent de grands espaces dans l'Amérique du nord; mais, pour ne pas sortir du cadre que Je me suis tracé, Je ne m'occuperai que de l'Amérique méridionale. Si je marche des régions occidentales vers les régions orientales, je trouverai d'abord qu'ils manquent tout à fait à l’ouest de la Cordillère proprement dite, sur le plateau occidental et sur les parties ouest du grand plateau bolivien. Les premiers lambeaux qu'on en rencontre, sont à l’est de ce grand plateau, sur une bande qui suit les Andes proprement dites® ou Cordillère orientale, parallèlement aux roches granitiques, depuis le Sorata jusqu’à l’Ilimani. On en voit encore des surfaces plus ou moins considérables dans la même direction, aux environs d'Oruro‘, dans la vallée de Sorasora, dans celle de Condor-Apacheta”; puis, de là ces terrains représentent une bande qui sétend jusqu'à Potosi et Chuquisaca. Ils se manifestent ainsi sur presque toute la lisière orientale du plateau bolivien et y auraient une extension de plus de cinq degrés.
Les terrains siluriens prennent un bien plus grand développement à lest de la Cordillére orientale; ils y forment une vaste bande d’un demi-degré de largeur, sur plus de huit degrés ou deux cents lieues de longueur, comprise entre les plaines de Santa-Cruz de la Sierra à l'est, et le parallèle du 72.° degré de longitude à l’ouest. En effet, dans les provinces de Muñecas, de Yungas?, de Sicasica*, d'Ayupaya *, à l’ouest de Cochabamba; sur une large