V -^ dont on se sert sonrent envtrs
. témoins. On ae les employait pas .s-a*Ti3 du gouverneur^ mais on lui ditaîC il avait été négligent ou injaste; quant au ré^ aent, qui dirigeait un tribunal inférieur, on lui faisait remarquer qu'il rendait des arrêts dans des causes que sa connaissance imparfaite des lois ne lui permet^ tait pas de comprendre. Ainsi, le chef du Gouteme^ ment et le chef de la localité, assis au banc des juges, jouaient le rftle d'accusés. Cela Messait le bon seos, renversait tout sentiment de hiérarchie et choquait d'autant plus que le recorder pouvait très4»en avcMr plaidé la veille sur le mur mitoyen. J*ai vu, en effet^ à Bombay, M. Ropert exercer comme avocat, aller à Londres et revenir président de la cour. Bt qu'on ne suppose pas que je parle d'incidents, de vivacités de langage. Tout cela était Hen médité, écrit ; les coDsîdéralions du juge étaient publiées dans h$ jour- Baux*
Le grand jury jouait aum un rôle qui nous sem- MeraH singulier* Qerand le^ recorder était^ arrivé à Singapour, le shérîff avait fast une proclamatîeD pcrur dédaitr IViverlufe des^ asnses. Puis i) avait choisi k gtaad jitry parmi tes habitant» notiMea; ce jury
ne se bornait pas à renvoyer les causes devant la cour ; il remplissait aussi des fonctions municipales. Il inspectait les prisons, les routes, la police et donnait son avis à l'audience . On ne peut nier que ce pût être très-utile; mais il y avait trop de pompe déployée et trop de présomption dans les rapports. Ainsi les travaux publics, dans les trois points de rétablissement desDétroitSy étaient dirigés par un ingénieur fort distingué, le major Saber, et le jury s'avisait de lui donner des leçons sur sa profession . Il le faisait publiquement, officiellement, et le major était obligé de répondre de la même manière ; on comprend que les braves négociants ne se trouvèrent pas les plus forts dans la polémique. Je m'étonnai que dans ce rapport on n'eût pas mentionné l'hôpital, et on me répondit que c'était parce qu'il avait été fondé par souscription. Le Gouvernement, des maisons de commerce, les consulats, avaient fait les fonds pour son érection , et on y envoyait les matelots malades. Gomme je me faisais un devoir d'aller y visiter les Français, je sais que l'établissement était bien tenu ; mais je regrettais que le jury ne s'en occupât pas, u'eût-ce été que pour lui montrer de l'intérêt. On voit par ces détails combien est blessante l'intervention de la justice anglaise, et si j'avais ce sentiment, les autorités attaquées devaient l'avoir bien plus encore. Sur ces entrefaites, le grand novateur attendu
DANS l'archipel INDIEN. 267
as l'Archipel, M. Brooke était arrivé sur un vaisiii commandé par le capitaine Keppel. M. Brooke lit été au service de la Compagnie des Indes et vait résigné. Gomme il avait de la fortune et ce e les Anglais nomment Fesprit d'entreprise ^ il leta un navire, revint dans l'Inde et de là dans rchipd. Il sollicita et obtint la protection des Holdais pour voyager et commercer ; puis, toujours is cette protection , il se trouva à Sarrawack en 39, et comme les peuplades de Bornéo sont tressées, il joua auprès des chefs un rôle à peu près iblable à celui que le docteur Pritchard remplis- ; à Taïti. Il prêchait l'humanité, faisait des spéitions, et en fin de compte se trouva un des grands pays, décoré du titre de rajah et voulut jouer rôle politique. Il s'était, comme on pense bien, arrassé de la protection hollandaise et s'était
en relation avec Singapour, où il avait pour agent attorney, ou procureur, très-habile, M. Nappier.
cette façon les magnificences de Bornéo et Labouan , les hauts faits de M. Brooke étaient signés dans la presse de Singapour. Comme tout
était accompagné des déclamations ordinaires et risées des Anglais sur la piraterie, l'esclavage, le istianisme, on le fit passer dans les feuilles anses. Les choses ainsi préparées et l'affaire étant, me on dit, lancée, M. Brooke vint en Angleterre,
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OÙ M. Nappier k suivit^ et le titré àê mjtdl^ de ^i*pétuelled anfioticeê dâtlif là prd^sô^ prôdui&ififlit léuf effet ordinaire. Lé Mctes fût complet dèë q^e le èà^ pitdiné Keppel^ appaftetiailt à la plus hâiité àdéto^ cratie^ eut pris la peine de faire un liVfô ëti rbfdtutéUr de M. Brooke. Le Goutefnement comprit qn'il était du plus grand ifitéfêt pour T Angleterre qu'dn prit rilo de LaboQan» malg^ le traité dé 1824^ et qfa'éïl cxpfcMiftt la partie nord^ast de B(»tiéo* Efi cernéeqûeUte^ le rajab Brôoke fdt transformé «n Ste Etdélknce sir Janies Brooke, gonTcrneur do Labown; l'attorney Nappier deTÎùt souë-gonyerkieur ; uo état^ major nombreux leur fut attaché^ et ils htÈbrhteai pour fonder leur étâMissjsment. Ils furent aceueilUs par la popaleltioU avec une grande curiosité ^ fâtés par leurs amis ; mais^ il kftt Tatouef ^ pliments personnes firent de Cê trsnrestissilnent T^bjel de ieU^s rsiUerie»» Qaant au coioMl Batt^fTi^/th^ j'^Mré et qu'il en pensait ^ maïs je t» crûs pas qu'il pâi étrs trè»4atté de voir k 9m «Mes tm a^mtliriM^ reyètk é'oA titr^ S€(périéiir ûxx sied et atitié de plus dé^ fo^ rm. S'il pifenadt M, Kpoobe co séÂem^ c'élaîf a» grœdeptfetrve dei modéstild, ol j'«nnMi0 cpséf pMiriim, je isôc pys jamais n^f réègne», lé t» girdai àê k nmilrer cépsndaflot ^ ^ j'allii visiter les nMfiMli veisas, spécîaleiaeiit M. Nappiev, peo^ lequel î'avslîs une incro^tftidfl.
PA?<â l'archipel mm^^. 2dâ
n Q^igipreiid qu'il îm\ W fealef qwnd on vtul [i)ft4S#pti les ^wv^W. vwu« pr^flWèwRt à U çé-
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traiter de collègue cependant. Gomme il joignait à )n titre de gouTerneur de Labouan celui de consulénéral près des princes indépendants de Bornéo, aurais eu ce droit. Je me contentai de lui demander rès-humblement quels étaient les princes considérés omme indépendants, etilneputle dire. On accrédite es consuls près d'autorités, de Gouvernements connus et que Von a soin de nommer , je fus donc
très-étonné qu'on eût suivi pour M. Brooke une forme si contraire au droit des gens. Il était évident, en effet, que, muni de sa commission, il reconnai-^ trait comme indépendants ceux qu'il lui plairait. Son brevet de consul était un brevet pour intriguer, et l'avoir donné ainsi fait peu d'honneur à l'Angleterre. Depuis mon départ, on m'a écrit que l'établissement de Labouan n'avait pas réussi, que c'était un joby suivant l'expression anglaise. En revanche, les pirates de Bornéo ont donné de l'occupation et rempli les loisirs du gouverneur. Cependant, comme les Hollandais ont les deux tiers de l'ile et se soucient peu -du troisième ; comme il y a dans la partie hollandaise de fort bonne houille très-bien exploitée ; qu'en un mot les Hollandais sont en voie de prospérité, il faut bien avoir le moyen de les inquiéter. Les traités avec les rajahs , le consulat indéfini de M. Brooke, la possession même de l'ile de Labouan, n'ont probablement été inveùtés que dans ce but.