Aâ^avov, légume, herbe potagère, d’où le nom Aa^avià
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Près de cette tour est un petit monastère, et le longdu rivage gisent des débris sans nom, restes d’un village antique détruit et oublié.
Trois quarts-d’heure au S. de Lachania, une chapelle dédiée à Hagios-Loucas occupe le point culminant d’une plaine dans laquelle sont dispersés les misérables vestiges d’un autre village, également renversé de fond en comble et inconnu.
Monastère de Zoodokos-Pigi , ruines d'Ixia? — En se rapprochant du rivage et près d’un petit promontoire marqué dans la carte anglaise sous le nom de cap Istros, mais auquel les habitants donnent celui de cap Salamina, on voit un monastère appelé Zoodokos- Pigi-es-io-plimmyri (Z onodonog nnyh h t6 nkny.y.vpi'), ou Notre-Dame , source de vie , près la plage inondée , à cause de sa situation à l’embouchure du torrent Plimmyrios potamos qui déborde souvent en cet endroit.
Ce monastère forme un grand rectangle : le centre de la cour est occupé par une chapelle qui a été construite tout récemment sur l’emplacement d’une ancienne église beaucoup plus vaste, laquelle semble elle-même avoir succédé à un temple antique dont les fondements, consistant en belles et larges pierres, se distinguent encore en plusieurs endroits à fleur de terre. En pénétrant sous le vestibule de cette chapelle, on remarque quatre jolies colonnes de marbre blanc dont les fûts, d’une seule pièce et assez profondément enfoncés dans le sol, sont très-probablement antiques : les chapiteaux , imitant le corinthien , paraissent ne
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dater que de l’époque byzantine. Les dalles de ce vestibule recouvrent une grande citerne dont l’eau, appelée hagiasma , est considérée dans le pays comme sacrée et comme miraculeusement efficace pour la guérison de toutes sortes de maladies. Dans l’intérieur de la chapelle, on a fait servir au soutien de la coupole deux autres colonnes de marbre du même style et de la même date.
Au N. ce monastère est dominé par une colline qui avance en pointe dans la mer et qui est à sa base bordée de gros blocs de rochers. Un petit port à moitié comblé et les restes d’une jetée avoisinent ce cap. Sur le plateau de la colline, on foule au milieu des broussailles et de hautes herbes des débris informes, confusément entassés ou épars. En redescendant dans la plaine et le long de la baie qui s’étend au S. jusqu’au cap Yigli, lequel doit ce nom à une tour d’observation à moitié détruite qu’il porte à son exextrémité, on retrouve, au-delà du torrent Plimmyrios, les vestiges de lamême localité. Il estdonc incontestable quenoussommes sur l’emplacementd’unevilleantique. Le moine qui me montrait ces ruines me disait que ce lieu était connu dans le pays sous le nom de Salamina. Il n’en savait pas davantage. La carte anglaise marque en ce point, mais toutefois avec incertitude, les ruines d’Ixia.
Cette ville est effectivement citéeparStrabon4 comme étant située au S. de Lindos :
« M £Toc dl ÀtvJov I £ia ^wpiov. »