‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 102 sur 134 · L. XIV, c. ii · texte numérisé non relu

L. XIV, c. ii

Etienne de Byzance mentionne la même ville ou plutôt le même bourg, au pluriel :

« i £iai, TthqOvvTixûç , X^ptov ryjç Poiïov , «tto ÎÇoO At- (j.évoçy x oc\ l£ioç ÂttoÎIXwv. »

Ce passage nous apprend que c’était une place maritime, ayant une acropole, comme semble l’indiquer la terminaison plurielle du mot i £iat, avec un port et un temple d’Apollon Ixios.

Tout cela paraît convenir fort bien à cette localité. En effet, la colline qui s’élève au N. du couvent et sur laquelle j’ai signalé des débris nombreux a dû être une ancienne acropole; le monastère occupe peut-être l’emplacement du temple d’Apollon Ixios vis-à-vis le port, et dans la plaine qui s’arrondit autour de la baie s’étendait le bourg proprement dit. J’incline donc trèsfortement à croire que Spratt avait deviné juste en plaçant là dans sa carte l’antique Ixia. Cependant, je dois faire observer que si le texte de Strabon et celui d’Etienne de Byzance semblent autoriser pleinement cette conjecture, elle est d’un autre côté en désaccord avec la tradition conservée dans le pays et qui veut qu’il y ait eu jadis en cet endroit un bourg appelé Salamina , dénomination qui est restée au cap dont j’ai parlé.

Du cap Yigli jusqu’à celui qui au S. termine l’île sous le nom de Prasonisi, et qui est le n ocvoç ccxpov de Ptolémée, il n’y a rien qui mérite de fixer l’attention.

SUR L’ILE DE RHODES

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