‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 109 sur 134 · Suidas, au mot nsto-avfyo · texte numérisé non relu

Suidas, au mot nsto-avfyo

SUR LIEE DE RHODES

Ce fut lui qui le premier dans son poëme arma Hercule d’une massue. En parlant de Pisinus, poëte de Lindos, j’ai déjà dit que, d’après saint Clément d’Alexandrie, ce serait à ce dernier qu’il faudrait attribuer cette Héracléïde et non point à Pisandre qui n’aurait fait que copier le poëme de Pisinus.

Cette ville s’arrogeait aussi la gloire, que Lindos lui disputait, d’avoir donné le jour au grand poëte comique Aristophane.

Camiros, comme les deux autres villes de l’île, concourut à la fondation de la capitale. A dater de ce moment, sa prospérité dut diminuer considérablement, et l’histoire n’en dit plus rien. Nous savons seulement qu’elle était encore debout à l’époque de Pline et de Strabon.

Du temps du bas Empire, au moyen âge et sous les chevaliers, il n’en est nullement question, et la tradition au sujet de son emplacement véritable est tellement altérée dans le pays que les habitants montrent actuellement deux localités antiques auxquelles ils donnent le nom de Camiros , l’une sur la côte orientale de l’île, près du village Massari et l’autre sur la côte occidentale au point qui nous occupe en ce moment, et ni l’un ni l’autre de ces deux emplacements ne répond au texte de Strabon; en sorte que, si l’indication fournie par ce géographe n’est point erronée, nous n’avons pas encore trouvé la position réelle de cette ville, position que nous essaierons de déterminer dans un autre chapitre.

ÉTUDE

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