Diod., Y, bu
SUR L’ILE DE RHODES
bâtis très-probablement sur les fondements d’une muraille beaucoup plus ancienne. L’enceinte du moyen âge, de même que l’enceinte primitive, est actuellement détruite; mais il est très-facile d’en suivre les traces tout autour du plateau. Celui-ci s’allonge du N.-E. au S. -O. Il domine la plaine d’environ 2d0 mètres et sa circonférence peut être estimée à 1400. Bien qu’il soit en certains endroits à peu près inaccessible, cependant on l’avait fortifié de toutes parts. La surface, quoique aplanie sur plusieurs points, n’en est pas égale, et elle s’abaisse un peu et comme par des terrasses qui vont se dégradant du N. au S. En la parcourant, on heurte à chaque .pas des amas de pierres entassées et appartenant à de nombreuses constructions entièrement ruinées. On voit qu’il y a eu là une petite ville. Effectivement, nous lisons dans Bondelmonte 1 : « Ad quintum milliare prope civitatem in monte Filermus est oppidum, et Domina omnium gratiarum sæpe visitata adoratur a multis.)»
Cette ville ou plutôt ce château-fort, comme l’indique le mot latin oppidum , avait été bâti en grande partie avec des matériaux antiques qu’on peut encore reconnaître , malgré les transformations successives qu’ils ont subies. Du milieu de ce chaos confus et désordonné de débris qui portent l’empreinte de différents âges s’élèvent des broussailles et des touffes d’herbes odoriférantes, et çà et là de vieux térébinthes et des caroubiers.
En suivant les vestiges du mur d’enceinte, on