‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 33 sur 134 · Constant Porphyrog. De administrât, imp., c. XXI · texte numérisé non relu

Constant Porphyrog. De administrât, imp., c. XXI

SUR L’ILE DE RHODES. 99

autorisés à introduire clans le texte grec cette double correction.

Toutefois, j’avouerai que le chiffre de 70 coudées, qui se trouve dans Pline, est également celui qu’indiquent Isidore1 et Philon de Byzance2. Hygin 3 réduit la hauteur de ce colosse à 90 pieds, c’est-à-dire à 60 coudées. Nicétas1, au contraire, par une exagération manifeste et ridicule, l’élève jusqu’au chiffre de 600 coudées, et cela, d’après Aristote, dit-il*.

« La cinquième merveille du monde était le colosse de Rhodes ou idole d’Apollon, la plus grande de toutes. Quelques-uns prétendent que c’était une colonne d’airain, gigantesque, immense, et haute, suivant Aristote, de 600 coudées. »

Quel est cet Aristote dont Nicétas reproduit ici le témoignage? je l’ignore. Dans tous les cas, ce ne peutêtre évidemment le célèbre fondateur de l’école péripatéticienne, puisqu’il mourut une vingtaine d’années avant que ce colosse ne fût commencé.

Philon de Byzance, dans son ouvrage des Sept merveilles du monde , auquel j’ai déjà fait allusion tout à l’heure, nous donne, longtemps avant Pline, quelques détails sur la manière dont ce prodigieux travail fut exécuté.

<( Le colosse, dit-il , était de 70 coudées et représentait le soleil. On reconnaissait le Dieu à ses attributs. L’artiste avait affermi intérieurement sa statue

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