‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 36 sur 134 · Voyage au Levant, p · texte numérisé non relu

Voyage au Levant, p

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ouverture eût été beaucoup plus resserrée qu’elle ne l’est maintenant. Or, on ne distingue absolument aucun vestige de la jetée qui aurait été nécessaire pour la rendre plus étroite.

D'ailleurs, comme le colonel Rottiers1 en a fait l’observation, ce qui n’avait pas échappé non plus avant lui à Savary2 et à M. de Caylus3, si le colosse eût été placé à l’embouchure de ce port, le tremblement de terre qui le renversa en aurait jeté les débris dans la mer, tandis que nous savons qu’ils tombèrent sur le sol où ils restèrent gisants pendant près de neuf siècles, jusquà l’époque de la prise de Rhodes par Moawiah qui les vendit à un marchand juif.

Il est donc absolument impossible d’admettre cette première opinion’sur l’emplacement du colosse.

« Il est assez étonnant, dit le comte de Caylus4, que dans ces derniers temps on ait imaginé le colosse placé à l’entrée du port avec les jambes écartées. On ne le trouve décrit dans cette position dans aucun auteur ni représenté sur aucun monument ancien. Ce ne peut être que quelque vieille peinture sur verre ou quelque dessin d’imagination qui aient été la première source de cette erreur. Yigénère est peut-être le premier qui se soit avisé de l’écrire. ( Tableaux de Philostrate , p. 127); il a été suivi de Rergier ( Histoire des grands chemins 1. Y, ch. xv), de Chevreau ( Histoire du monde 1. YII, ch. n) qui ajoute que ce colosse tenait

\. Monuments de Rhodes , p. S2.

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