Id.y p
SUR L’ILE DE RHODES, un fanal à la main, de M. Rollin même ( Histoire ancienne t. VII, p. 268), et de la plupart de nos dictionnaires français de Trévoux, de La Martinière, et en dernier lieu de V Encyclopédie, »
S’il est impossible de placer le colosse à l’enliée du grand port, je ne crois pas non plus qu’on puisse, avec de Uammer1, supposer qu’il s’élevait à l’embouchure du port des Galères. Cette embouchure, à la vérité, est beaucoup plus étroite que la précédente; mais elle est encore cependant un peu trop large pour l’êcarlement que comporte une statue de 70 et même de 80 coudées de hauteur, en admettant le chiffre de Simonide. D’ailleurs, en cet endroit, le colosse renversé par le tremblement de terre serait également tombé dans la mer et ses débris auraient été engloutis soit dans le bassin de la quarantaine, soit dans celui du port des Galères.
11 y aurait le même inconvénient à le supposer, avec d’autres critiques, établi à l’entrée du bassin intérieur du port du Commerce, bassin qui est séparé, comme je l’ai dit, du bassin principal, par une double digue en pierre. Cette opinion semble partagée par Hamilton2, qui flotte entre cette dernière et la précédente. M. Ross3 ne la rejette pas non plus comme invraisemblable. Effectivement, à ne considérer que l’intervalle compris entre ces deux digues, lequel n’est que de 13 mètres, l’écartement des jambes du colosse
1. Topographische Ansichten gesammelt auf einer Reise in die Levante , p 65.