Amores xxxvme, p. 388, édit. Didot
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auteurs qu’il sera:t trop long de citer ici, que c’était
une ville réellement sans rivale dans le inonde pour la
régularité de son plan, pour l’ordonnance harmonieuse
des différentes parties qui la composaient et pour la
multiplicité et l’éclat des merveilles quelle étalait aux
regards.
J’ai déjà dit un mot de ses ports. S’ils nous paraissent maintenant d’une étendue assez médiocre, qu’on songe aux faibles dimensions des navires que les anciens employaient d’ordinaire, même pour leurs plus longues navigations et que Ton compare Rhodes aux autres villes de l’antiquité les plus vantées sous ce rapport. On reconnaîtra qu’elle n’a rien à perdre à ce parallèle et qu’elle pouvait, sans désavantage, opposer les divers bassins de ses havres, à la fois naturels et artificiels, à ceux de Tyr, de Sidon, de Carthage, d’Athènes et de Syracuse.
D’immenses chantiers de construction et des arsenaux nombreux, dont plusieurs, suivant Strabon1, étaient interdits au public sous peine de mort, avoisinaient ses ports, et ce géographe ajoute : « Ici, comme à Marseille et à Cysique, tout ce qui concerne les architectes, la confection des machines, les dépôts soit des armes, soit d’autres choses, est mieux ordonné qu’ailleurs et administré avec un soin exlrême. »
Ses remparts élevés étaient entrecoupés, par inter» valle, de hautes tours dont les sommets, nous dit le rhéteur Aristide2, servaient, en quelque sorte, de