Discours déjà cité, p. 797, édit. Dindorf
SUR T/ILE DE RHODES
phares aux navigateurs, et elle en était environnée, pour me servir de ses propres expressions, comme d'une couronne.
Pausauias1 nous apprend aussi que. c’était, après Messène, l’une des villes les mieux fortifiées de la Grèce. Mais, ce qui fait plus que tout le reste l’éloge de l’enceinte formidable qui la protégeait, c’est le long siège quelle soutint contre Démétrius Porliorcèle, qui épuisa en vain, pour s’en emparer, toutes les ressources de la science militaire d’alors, unies à celles de son inventif génie.
La ville, proprement dite, était dominée par une vaste acropole2 qui renfermait des champs cultivés et des bois sacrés. Plusieurs faubourgs l’entouraient.
Elle possédait un grand nombre de temples magnifiques et, entre autres, celui du Soleil3, principale divinité de la ville, celui d’Isis 4 qui était situé près des remparts, celui de Jupiter-Sauveur, dont l’existence nous est révélée par une ancienne insciiplion et par un passage de Dion Chrysoslôme3, celui d’Esculape, mentionné par Diodore6, celui de Diane-Bon-Conseil, nommé par Porphyre7, et une foule d'autres, consacrés soit à des Dieux, soit à des héros. Car nous savons par Aristide et par Dion Chrysostôme, dans leur discours adressé aux Rhodiens, que les temples et les sanc-