De Abstin II
112 ÉTUDE
tuaires étaient presque innombrables dans cette riche et opulente cité. L’un des plus célèbres était celui de Bacchus1, véritable musée de peinture et de sculpture, dont les chefs-d’œuvre du fameux Protogène décoraient les portiques.
Il y avait à Rhodes des théâtres 2 , des gymnases 3 pour l'enseignement de la philosophie et des lettres, des stades pour la course et les autres exercices du corps.
Ces différents édifices, religieux ou profanes, étaient ornés de statues et de tableaux; car les richesses que les Rhodiens s’étaient acquises les avaient mis à même d’embellir leur ville des chefs-d’œuvre des plus grands artistes de la Grèce.
J’ai déjà parlé du fameux colosse du soleil. 11 y en avait à Rhodes cent autres, mais moins gigantesques, dont chacun aurait pu, dit Pline4 5 faire la gloire de la ville où il aurait été placé. Cet auteur ajoute, qu’outre ces colosses on en admirait encore cinq autres représentant des divinités et dûs à Bryaxis.
On y voyait aussi le célèbre quadrige du soleil3, l’un des plus remarquables ouvrages de Lysippe.
Ouant aux statues dont, celte ville était comme peuplée, Pline6 en porte le nombre à 3000.
1. Strab., XIX, 2; — Lucien, Amores xxxvm, p. 388, édit. Didot.
2. Diod., XX, 100. — Arislid., Orat. xliii ad Rhod., p. 800, édit. Uindorf.