Cicér., Orator ., c. ii
ÉTUDE
faubourg de Rhodes où était son atelier. Protogène n’en continua pas moins de poursuivre tranquillement son travail au milieu même des ennemis et du tumulte de la guerre. Plutarque1 rapporte que les Rhodliiens, craignant d’abord que Démétrius ne détruisît ce tableau, lui avaient envoyé des députés pour le supplier de l’épargner. « Plutôt que de détruire un si bel ouvrage, avait répondu ce prince, je brûlerais tous les portraits de mon père. » Pline2 va même jusqu’à prétendre, ce qui est moins vraisemblable, que Démétrius, par respect pour ce chef-d’œuvre et dans la crainte qu’il ne fût brûlé, s’était abstenu d’incendier la ville, et, par ce moyen, de s’en rendre maître.
« Propter hune Ialysum, uti cremaret tabulas De- « metrius rex, cum ab ea parte sola posset Rhodum « capere, non incendit. »
Plus tard, G. Cassius3, s’étant emparé de Rhodes, prit ce tableau, qu’il transporta à Rome, où il fut placé dans le temple de la Paix. Il y demeura jusqu’à l’époque de Commode, sous l’empire duquel ce temple fut consumé par un incendie.
Comme ciselures en argent4, on remarquait principalement à Rhodes, dans le temple de Raccbus, des coupes d’Acragas représentant des bacchantes et des centaures, et de Mys, dans le même temple, un Centaure et des Amours.
En souvenir des secours qu’ils avaient reçus de plu-