Géogr 1. XIV, c. n
ÉTUDE
cap Koumbournou ou cap des Sables; il est couvert de moulins à vent, ce qui fait qu’il porte aussi le nom de pointe des Moulins; à l’E. le cap Lindos; au S. le cap Prasonisi, appelé également cap Tranquille dans quelques cartes, et probablement, comme le pense M. Ross1, le Ilavè; axpov de Ptolémée2; et à l’O. le cap Monolithos, nommé encore cap Kandoura.
D’autres promontoires moins importants se dessinent sur la côte de distance en distance, et portent chacun une désignation particulière; je les indiquerai plus tard, quand je ferai avec mon lecteur le tour de l’île : pour le moment, je me contente de signaler ceux dont la saillie est la plus prononcée.
Une grande chaîne de montagnes règne du N. au S. et embrasse presque toute la longueur de l’île. Toutefois, cette chaîne n’est pas continue, et elle ne forme pas une suite de hauts plateaux non interrompus et s’élevant progressivement jusqu’au centre, comme cela se remarque dans plusieurs autres îles, pour s’abaisser et redescendre ensuite à partir de ce point. La montagne la plus haute de l’île en occupe, à la vérité, à peu près la partie centrale; mais elle y constitue une sorte de massif solitaire et gigantesque qui surpasse de 700 mètres les autres montagnes environnantes; c’est YAtabyron des anciens, aujourd’hui le Taïjros , que je décrirai en son lieu.
Cette montagne s’interpose, pour ainsi dire, entre deux autres qui forment également des massifs distincts