Diog. Laërt., t. I, p
SUR L’ILE DE RHODES. 207
Solon. Alors la statue en ‘bois de la Déesse fut remplacée par une statue de marbre, ouvrage des deux artistes Dipœnus et Scyllis \
Une cinquantaine d’années après, le roi d’Égypte, Amasis \ enrichit ce temple de deux statues et d’une cuirasse de lin merveilleuse en souvenir, sans doute, de la première fondation de ce monument par Danaüs.
Cette cuirasse, au dire de Pline 3, était formée de fils composés chacun de trois cent soixante-cinq brins.
Plutarque, dans la Vie cle Marcellus \ raconte que cet illustre romain plaça dans le temple de Minerve à Lindos des statues et des tableaux qu’il y avait apportés de Syracuse.
Suivant Athénée 5 , on admirait dans ce même temple diverses peintures de Parrhasius, et un Hercule de Zeuxis y est cité par Pline 6. Au temps de cet écrivain 7, on y voyait aussi plusieurs chefs-d’œuvre de Boëthus qui excellait à ciseler l’argent.
Une note de Démétrius Triclinius sur la septième ode olympique de Pindare, en l’honneur de Diagoras, nous apprend que cette ode célèbre avait été gravée en lettres d’or dans le sanctuaire de Minerve Lindienne.
Quelques-unes des inscriptions que j’ai relevées montrent que, sous les empereurs romains, les Lindiens y érigèrent des statues à Plotine et à Messaline.