‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 88 sur 134 · Anlhol. græc.y XV, ii · texte numérisé non relu

Anlhol. græc.y XV, ii

212 ÉTUDE

Cette épigramme, pour le dire en passant, dont le texte est assez corrompu, mais dont le sens général est cependant très-clair, nous fournit une nouvelle preuve de la position du temple de Minerve sur le haut de l’acropole de Lindos :

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<( EaVi pth dp%a(nç A ivâov yJJoç, ÂTpvTavn, »

« Sur le sommet de la citadelle de Lindos, tu es, ô Minerve, la gloire de cette antique cité. »

Remarquons ici l’emploi du mot K dazpov dans le sens que les Grecs modernes lui donnent, c’est-à-dire de citadelle.

Parmi les anciennes divinités auxquelles les Lindiens rendaient un culte tout particulier, nous devons citer en premier lieu cette déesse. A la différence des autres peuples, ils lui offraient des sacrifices sans feu et journaliers. Pindare, dans sa septième olympique, nous apprend que les Rhodiens furent les premiers à saluer la naissance de Minerve par des honneurs divins, « lorsque, sous les coups de la hache de Yulcain, cette déesse s’élança, en poussant un cri redoutable, du sommet de la tête de Jupiter son père ; mais ajoute le poète, un oubli soudain se répandit comme un nuage dans leur esprit et égara leur pensée. Ils montèrent à l’acropole sans porter avec eux les semences de la flamme, et, y érigeant un sanctuaire entouré d’un bois sacré, ils offrirent des sacrifices sans feu. »

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